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Le cancer, l’autre crise sanitaire masquée par le Covid-19

Le cancer, l’autre crise sanitaire masquée par le Covid-19
Tous droits réservés AFPTV
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Par Méabh Mc Mahon
Publié le Mis à jour
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Le confinement et les mesures de restrictions ont limité les possibilités de diagnostiquer les cas de cancer. La pandémie a aussi entrainé des difficultés dans le suivi thérapeutique des patients.

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Après des mois d'urgence face au covid-19 une autre crise sanitaire se dessine : la lutte contre le cancer. Selon l'Organisation européenne contre le cancer les cas ont augmenté sur le continent à cause de la pandémie et surtout à cause des restrictions imposées.

L'association tire la sonnette d'alarme. "Environ un million de cas de cancer n'ont pas été diagnostiqués en Europe pendant la pandémie", estime le professeur Mark Lawlor, chercheur à la Queen’s University à Belfast. C’est aussi un million de tests qui n’ont pas été pratiqués pendant la même période.

Le chercheur souligne le danger de tout retard dans la prise en charge des malades. "Si le cancer est diagnostiqué plus tard, cela signifie qu'il est plus difficile de le traiter et il y a plus de risque de voir des personnes mourir de la maladie ", insiste Mark Lawlor. Selon les données, un patient sur cinq en Europe n'aurait pas encore reçu le traitement chirurgical ou la chimiothérapie nécessaire. Les tests cliniques et la recherche ont aussi connu une pause à cause du covid-19. Pour certains ce sont 18 mois de progrès scientifiques qui sont peut-être perdus.

Tirer les leçons de la pandémie

Le Parlement européen s'est saisi cette semaine de cette question. Pour les députés il est temps de remettre les patients atteints du cancer et les efforts médicaux au centre des débats. Pour l’eurodéputée Véronique Trillet-Lenoir (Renew Europe) c’est la double peine pour les malades "d'abord parce qu'ils sont de par leur maladie et de par leur traitement particulièrement fragiles pour faire des formes graves et aussi parce que durant le confinement ils ont effectivement été privés d'un certain nombre de venues à l'hôpital", explique la parlementaire.

L'enjeu est de savoir si les leçons de la pandémie ont été tirées. Pour Véronique Trillet-Lenoir il ne fait aucun doute qu’à l’avenir il faudra "mieux protéger les patients atteints de cancer et de maladie chronique lorsqu'une telle crise survient". La Commission européenne a présenté en février un plan contre le cancer.

Journaliste • Grégoire Lory

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