PUBLICITÉ

Des mesures temporaires de l'UE face aux arrivées de migrants en provenance du Bélarus

Des mesures temporaires de l'UE face aux arrivées de migrants en provenance du Bélarus
Tous droits réservés Oksana Manchuk/BelTA
Tous droits réservés Oksana Manchuk/BelTA
Par Euronews
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

La Commission européenne propose d’accorder plus de souplesse à la Pologne, à la Lituanie et à la Lettonie confrontées à des flux de migrants transportés par le régime bélarusse.

PUBLICITÉ

A peine annoncées et immédiatement décriées. Les propositions temporaires présentées mercredi par la Commission européenne en matière d'asile et de migration agitent l'UE. L'institution veut accorder à la Pologne, à la Lituanie et à la Lettonie une forme de dérogation pour faire face aux arrivées de migrants en provenance du Bélarus

La Commission accepte de leur donner plus de temps pour enregistrer et traiter les dossiers déposés par les demandeurs d'asile. Cela permettra aussi "de préciser qu'il y a des points d'enregistrement spécifiques pour les demandes d'asile et d'éventuellement les diriger vers ces points", explique la Commissaire européenne en charge des Affaires intérieures Ylva Johansson.

Zone interdite

La Pologne interdit aux journalistes, aux organisations humanitaires et aux observateurs de se rendre près de la frontière. Pour les ONG cette flexibilité va surtout permettre aux autorités concernées de détenir jusqu'à 16 semaines les migrants dans des camps. Elles estiment que ces propositions ne règlent en rien le problème des réfugiés bloqués entre l'UE et le Bélarus. 

"Il n'est pas possible d'avoir accès une juste procédure d'asile lorsque vous êtes enfermés à la frontière dans des conditions qui sont complètement inadéquates, sans aide juridique, sans accès à des services de santé", dénonce Evelien van Roemburg, directrice du bureau européen d’Oxfam.

Pour le moment 1 800 personnes considérées comme non-éligibles ont été renvoyées vers l'Irak sur un total de 8 000. Ylva Johansson reconnaît que des gens innocents sont pris au piège mais elle estime qu'une ligne ferme est nécessaire pour envoyer un message au régime bélarusse.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Bélarus - UE : une "attaque hybride" pas si inédite que cela

Crise des migrants : un rapport de Human Rights Watch met dos à dos Pologne et Bélarus

Meloni promet des millions en soutien aux Palestiniens lors d'une réunion à Rome