This content is not available in your region

"La guerre peut durer longtemps, plusieurs mois, voire des années"

Access to the comments Discussion
Par Efi Koutsokosta  & Euronews
euronews_icons_loading
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg   -   Tous droits réservés  Virginia Mayo/The Associated Press

Les ministres des Affaires étrangères de l'Otan se retrouvent mercredi et jeudi pour évoquer les moyens de soutenir Kyiv. Le secrétaire général de l'Alliance ne cache pas son inquiétude concernant le retrait des troupes russes du nord de l'Ukraine pour se regrouper vers l'est du pays ce qui laisse supposer une offensive de grande ampleur.

"Nous devons être réalistes. La guerre peut durer longtemps, plusieurs mois, voire des années. Et c'est la raison pour laquelle nous devons également être préparés à un long parcours, à la fois en ce qui concerne le soutien à l'Ukraine, le maintien des sanctions et le renforcement de nos défenses", insiste Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères participera en personne à la rencontre qui se déroule à Bruxelles. Il devrait renouveler son appel pour obtenir des équipements anti-aériens. Des promesses ont été faites mais la livraison n’a toujours pas été réalisée. Les Alliés devraient décider de fournir des armes supplémentaires. Il sera aussi question d'une aide humanitaire et financière.

Perspective d’une guerre froide ?

Face à ce conflit et à ses conséquences, l'Europe cherche pour sa part à se projeter vers l'avenir. Pour le professeur d’histoire à l’Université catholique d’Amérique Michael Kimmage le scénario d’une "nouvelle guerre froide est une prédiction raisonnable".

Pour l’enseignant il faut s’attendre à une confrontation stratégique entre d’un côté l’Europe et son allié transatlantique et de l’autre la Russie. Cette situation "va affecter certainement la sécurité de la Géorgie et le nord de la Moldavie et sans aucun doute la sécurité de l'Ukraine", ajoute Michael Kimmage.

Il n’exclut pas non plus un échec russe dans ce conflit. Dès lors l’hypothèse d’une guerre froide laisserait la place à "une Russie affaiblie mais certainement avec une amertume et de la colère à l'encontre de l'Europe", prévoit-il.

Les ministres se pencheront aussi jeudi sur les moyens à mettre en œuvre pour aider les partenaires de l'Otan plus vulnérables aux menaces russes comme la Géorgie et la Bosnie-Herzégovine.