Un embargo pétrolier de l'UE lourd de conséquences pour la Russie

Accord de l'UE pour interdire les importations de pétrole russe transporté par bateau
Accord de l'UE pour interdire les importations de pétrole russe transporté par bateau Tous droits réservés AP/Copyright 2021 The Associated Press
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Par Shona MurrayEuronews
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Les dirigeants de l'UE se sont entendus, lors du sommet à Bruxelles, pour mettre en oeuvre un embargo sur les importations de pétrole russe transporté par bateau.

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Les dirigeants de l'Union européenne ont finalement trouvé un accord pour mettre en œuvre un embargo sur le pétrole russe. Le compromis prévoit l'élimination progressive de cette ressource transportée par bateau.

Ce consensus maintient donc en activité l'oléoduc Droujba qui alimente la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, soit 10% des importations de l'Union. Cette mesure entraînera d'ici la fin de l'année une réduction de 90% des achats en pétrole russe. L'objectif est de tarir les revenus de Moscou et de limiter ses capacités pour financer la guerre en Ukraine.

"Il ne sera pas facile de remplacer le marché européen par d'autres clients. Il y a aussi plusieurs goulets d'étranglement dans les infrastructures qui compliquent la capacité de rediriger les flux : l'infrastructure pétrolière en Russie, la capacité des ports à augmenter les volumes, la capacité à trouver des navires pour le faire. Et puis envoyer ces bateaux vers l'Europe prend beaucoup moins de temps que de les envoyer en Asie", explique Simone Tagliapietra, chercheur à l’institut Bruegel.

Il aura fallu presque un mois de négociation pour dépasser les lignes de chacun et en particulier celles du Premier ministre hongrois. Pour le moment il n'y a pas de précision sur la durée de la dérogation accordée à Budapest.

Dans le même temps, l'Allemagne et la Pologne annoncent vouloir se dispenser d'ici la fin de l'année des approvisionnements russes. Les deux pays sont alimentés par la branche nord de l'oléoduc Droujba. Mais certaines voix regrettent ce calendrier.

"L'Allemagne a fait un effort pour réduire sa dépendance au pétrole russe et c'est pourquoi nous espérions l'arrêt immédiat des importations de pétrole russe, certains évoquaient la fin de l'été et on vise maintenant la fin de l'année", explique l'eurodéputé Sergey Lagodinsky (les Verts).

L'Union européenne paie chaque mois à la Russie environ 20 milliards d'euros pour le pétrole. Les 27 cherchent donc à frapper lourdement le portefeuille russe.

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