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Comment appliquer la justice internationale pour les crimes de guerre commis en Ukraine?

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Par Christopher Pitchers
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La conférence internationale sur les crimes de guerre en Ukraine
La conférence internationale sur les crimes de guerre en Ukraine   -   Tous droits réservés  Dutch Ministry of Foreign Affairs

La Cour pénale internationale (CPI) et 45 pays s'engagent à davantage de coopération pour poursuivre les crimes de guerre commis en Ukraine. Une conférence était organisée jeudi à La Haye pour évoquer la responsabilité des exactions commises pendant cette guerre.

Le président ukrainien s'est adressé lors d'une vidéo aux participants présents à cette rencontre internationale. Volodymyr Zelensky demande la mise en place d'un "tribunal spécial" pour les crimes de guerre. Le procureur de la CPI estime que le système judiciaire international doit être mis en œuvre.

"La loi ne peut pas être spectatrice. La loi ne peut pas se reposer confortablement à La Haye, ou n'importe où ailleurs, quand elle est censée protéger ou défendre certains principes qui sont essentiels pour l'humanité", insiste le procureur de la Cour, Karim Khan.

La réalisation s’annonce cependant complexe. L'Ukraine et la Russie n'ont pas ratifié le Statut de Rome, fondateur de la Cour pénale internationale. Dès lors, les deux pays ne relèvent pas de sa juridiction en matière de crime de guerre et de crime contre l'humanité.

Kyiv dit cependant vouloir rejoindre rapidement la justice internationale. La procureure générale ukrainienne souligne d'ailleurs que son pays travaille déjà avec la CPI afin de mettre en place des procédures de coopération pour pouvoir mener les enquêtes.

"Nous avons des mesures de procédure, et je travaillerai dans ce cadre. Nous coopérons avec toutes les cours et tous les tribunaux, car pour l'Ukraine, ce qui est important, c'est la responsabilité et la justice", précise Iryna Venediktova.

Voldymyr Zelensky a aussi précisé devant les participants que depuis le début de la guerre 200 000 enfants avaient été enlevés d'Ukraine pour être emmenés sur le territoire russe.

Journaliste • Shona Murray