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L’UE divisée sur l’accueil des Russes qui fuient la mobilisation

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Par Efi Koutsokosta  & Euronews
Contrôle d'un véhicule russe par une garde-frontière finlandais
Contrôle d'un véhicule russe par une garde-frontière finlandais   -   Tous droits réservés  Jussi Nukari/Lehtikuva   -  

L'accueil des Russes qui fuient la mobilisation militaire divise l'Union européenne. Les 27 s'interrogent sur l'opportunité de leur accorder l'asile. La question est posée alors que l'Europe est quasiment inaccessible pour les ressortissants russes, il n'y a plus de vols directs et les frontières terrestres se referment à leur arrivée. 

Les pays baltes, la Finlande et la Pologne réclament une position de fermeté de la part de leurs partenaires.

"De nombreux Russes qui fuient à cause de la mobilisation étaient d'accord pour tuer des Ukrainiens. Ils n'ont pas protesté à l'époque", écrit sur Twitter le ministre letton des Affaires étrangères Edgars Rinkevics.

"Il y a des risques de sécurité considérables à les admettre", ajoute-t-il.

A contrario, l'Allemagne se dit prête à accueillir les dissidents russes qui ont besoin de protection. D'autres capitales estiment qu'il faut étudier cette question au cas par cas. Les experts jugent que cette situation ne doit pas exclure des personnes qui ont droit à l'asile. Ils appellent les 27 à s'entendre sur une position commune.

"Chacun a toujours, pour des raisons importantes, le droit de demander l'asile. Nous ne connaissons pas la situation personnelle des nombreuses personnes qui essayent de rejoindre actuellement l'Europe", explique Marie De Somer, responsable du programme migration au European Policy Centre.

"Je comprends les arguments mais cela ne devrait pas être une raison pour laquelle nous devrions saper potentiellement le droit individuel des gens à demander l'asile", ajoute-t-elle.

Les ambassadeurs de l'Union européenne, réunis lundi à Bruxelles, demandent à la Commission de mettre à jour les lignes directrices qui suspendent l'accord de facilitation des visas avec la Russie, à la lumière des récents développements. Certains Etats membres estiment qu'il faut des preuves sur les intentions des ressortissants russes qui tentent de rejoindre l’UE. Il faut s'assurer qu'il s'agit bien d'opposants au Kremlin et non d’agents de Moscou.