La présidente du Parlement européen dénonce les "ennemies de la démocratie"

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Par Christopher Pitchers
La présidente du Parlement européen Roberta Metsola
La présidente du Parlement européen Roberta Metsola   -   Tous droits réservés  European Union, 2022.

"Ennemies de la démocratie". C'est ainsi que la présidente du Parlement européen décrit les pays impliqués dans le scandale de corruption qui touche l'institution. Pour la première fois, depuis **l'arrestation vendredi de l’eurodéputée Eva Kaili**par la police belge, Roberta Metsola s'est exprimée publiquement à Strasbourg sur cette affaire.

"Ces acteurs malveillants, liés à des pays tiers autocratiques, ont fourni des arguments à des ONG, des syndicats, des individus, des assistants et des députés européens dans le but de soumettre nos processus. Leurs plans néfastes ont échoué", insiste la présidente.

Roberta Metsola souligne qu'une procédure est en cours pour démettre Eva Kaili de ses fonctions et de ses engagements de vice-présidente de l'institution, en plus de sa suspension.

Les sociaux-démocrates ont tenu une réunion d'urgence après ces révélations qui touchent plusieurs personnes affiliées au groupe. La présidente de la formation estime que même les eurodéputés dont les assistants sont concernés par cette affaire devraient se retirer.

"Aujourd'hui est une journée sombre pour les institutions européennes, et bien sûr, pour le Parlement européen et pour notre famille politique. Mais vous pouvez être certain que nous poursuivrons notre engagement pour lutter contre la corruption, pour réclamer la transparence", insiste Iratxe García Pérez.

D'autres élus soulignent qu'il ne faut pas généraliser cette dérive à l'ensemble de l'hémicycle.

"Oui il y a des individus qui, pour n'importe quelle raison, sont prêts à prendre de l'argent et à se laisser corrompre, mais en général la majorité de ce parlement travaille durement, les membres ordinaires de ce parlement travaillent pour la cause politique et non pas pour l'argent", explique l’eurodéputée écologiste Viola von Cramon-Taubadel.

Le Parlement européen est conscient de la menace que représente cette affaire de corruption pour sa réputation. L'institution affirme qu'elle prendra des mesures pour réparer les dommages.