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Selon Jens Stoltenberg, il n’y a pas eu "une attaque intentionnelle" de la Russie contre l’OTAN

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg
Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg Tous droits réservés European Union 2023
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Par Maria PsaraJorge Liboreiro
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Lors d’un débat jeudi au Parlement européen, le secrétaire général de l’Alliance a livré son analyse après la découverte en Roumanie de débris d’un drone russe présumé, à proximité de la frontière avec l’Ukraine. Pour Jens Stoltenberg, Moscou n’a pas visé volontairement les Alliés.

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Pour le secrétaire général de l'OTAN, les débris retrouvés en Roumanie d'un drone russe présumé soulignent le risque d'un incident à la frontière de l'Alliance. Jens Stoltenberg, qui s'est exprimé jeudi lors d'un débat au Parlement européen, ne croit pas qu'il s'agisse d'une attaque délibérée de Moscou.

Les autorités roumaines ont ouvert une enquête et ont prévenu l'OTAN après la découverte des morceaux de l'appareil à proximité de la frontière avec l'Ukraine.

"Nous ne disposons d'aucune information indiquant une attaque intentionnelle de la part de la Russie, et nous attendons les résultats de l'enquête en cours", explique Jens Stoltenberg.

"Ce que nous avons vu, bien sûr, ce sont de nombreux combats et des attaques aériennes près des frontières. D'autres incidents ont également eu lieu en Pologne et ailleurs. C'est pourquoi nous avons renforcé notre vigilance. Nous suivons de près ce qui se passe près de nos frontières. Et nous avons également renforcé notre présence dans la partie orientale de l'Alliance".

Mais cette situation inquiète les eurodéputés. Certains demandent à l'OTAN et à Bucarest davantage d'efforts.

"Ce qui m'inquiète le plus, c'est que les autorités ne font apparemment rien. Nous voulons voir des troupes sur place. Nous voulons entendre les plans de l'OTAN et des autorités roumaines sur ce qu'ils font contre ces drones, parce que si c'est arrivé une ou deux fois, c'est sûr que cela peut se reproduire", insiste le parlementaire roumain Vlad Gheorghe (Renew Europe).

Jens Stoltenberg est revenu sur la question de la sécurité européenne et de la coopération entre l'UE et l'Alliance. Des parlementaires s'interrogeaient sur la candidature d'adhésion de la Suède à l'OTAN. La procédure est bloquée par la Turquie et la Hongrie. Pour les eurodéputés, il n'est pas question qu'Ankara s'empare de ce dossier pour faire chanter Stockholm.

"Nous devons conserver nos valeurs. La Turquie doit permettre à la Suède d'adhérer sans conditions", souligne l’eurodéputé grec Nikos Papandreou (S&D).

En réponse, le secrétaire général de l'OTAN assure que la Suède sera dès que possible le 32e membre de l'Alliance.

Poursuivre l’effort de soutien à l’Ukraine

Le secrétaire général de l'OTAN a aussi exhorté les Alliés à soutenir sans faille l'Ukraine dans la contre-offensive qu'elle mène actuellement contre la Russie.

"Personne n'a jamais dit que ce serait facile. Il a été clairement indiqué qu'il s'agirait d'une offensive sanglante, difficile et dure", insiste Jens Stoltenberg.

Selon un récent rapport du New York Times, les États-Unis ont conseillé à l'Ukraine de revoir ses tactiques et de modifier le déploiement de ses forces sur les lignes de combat.

Jens Stoltenberg a répondu que les décisions militaires ne devaient pas être prises à Bruxelles, où se trouve le siège de l'OTAN, mais par les commandants ukrainiens qui se battent "sur le terrain".

"Nous devons nous rappeler le point de départ : l'armée russe était la deuxième plus forte au monde et maintenant l'armée russe est la deuxième plus forte en Ukraine", a-t-il déclaré aux députés.

Selon le secrétaire général de l’Alliance, l'armée ukrainienne reprend environ 100 mètres de terrain par jour.

Les forces armées ukrainiennes "progressent, peut-être pas autant que nous l'espérions, mais elles gagnent progressivement du terrain", souligne-t-il. "Cela signifie que lorsque les Ukrainiens gagnent du terrain, les Russes en perdent".

"Les guerres sont par nature imprévisibles", poursuit-il. "Il y aura des mauvais jours et des bons jours. Nous devons être aux côtés de l'Ukraine non seulement dans les bons moments, mais aussi dans les mauvais".

"Nous les soutenons quand ils gagnent et quand ils perdent. Nous sommes aux côtés de l'Ukraine parce que soutenir l'Ukraine n'est pas une option, c'est une nécessité pour (garantir) que les régimes autoritaires n'obtiennent pas ce qu'ils veulent en violant le droit national et en utilisant la force militaire".

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