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La Hongrie et la Pologne bloquent (à nouveau) une déclaration commune de l'UE sur l'immigration

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s'est opposé à la partie de la déclaration de l'UE qui portait sur la politique migratoire.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s'est opposé à la partie de la déclaration de l'UE qui portait sur la politique migratoire. Tous droits réservés Manu Fernandez/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Manu Fernandez/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Jorge Liboreiro
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Cet article a été initialement publié en anglais

Le sommet informel de l'UE qui s'est tenu à Grenade, en Espagne, a été assombri par les Premiers ministres hongrois et polonais, qui se sont opposés à la partie de la déclaration commune consacrée à l'immigration.

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La déclaration finale du sommet met de côté la politique migratoire. Une omission manifeste compte tenu des récentes arrivées massives de réfugiés sur l'île italienne de Lampedusa.

Ce n'est pas la première fois que les Premiers ministres hongrois et polonais, Viktor Orbán et Mateusz Morawiecki, unissent leurs forces pour faire dérailler un communiqué du Conseil européen. Cela s’est déjà produit au mois de juin.

Dans les deux cas, il s'agissait du nouveau pacte sur la migration et l'asile, une réforme de la politique migratoire de l'Union européenne qui établit un système de "solidarité obligatoire" pour garantir que les 27 États membres, sans exception, contribuent à la gestion et à l'accueil des demandeurs d'asile.

Le nouveau texte, qui est en cours de négociation, a fait mercredi un sérieux pas en avant. Le Conseil de l'UE a arrêté sa position, attendue de longue date, sur la cinquième et dernière pièce de ce puzzle complexe : le règlement de crise.

La législation doit être approuvée à la majorité qualifiée ce qui signifie que ni la Pologne ni la Hongrie ne peuvent exercer leur droit de veto.

"Nous n'avons pas peur des diktats (...) de Berlin et de Bruxelles", a prévenu Mateusz Morawiecki à son arrivée, dénonçant ce qu'il a qualifié de "sanctions draconiennes".

Viktor Orbán est allé plus loin, comparant les règles de la majorité qualifiée à une agression sexuelle.

"Il n'y a aucune chance de parvenir à un compromis ou à un accord sur l'immigration. Politiquement, c'est impossible. Pas aujourd'hui, mais d'une manière générale, pour les années à venir, parce que légalement, nous sommes, comment dire, nous sommes violés", a déclaré Viktor Orbán aux journalistes avec un sourire en coin.

"Si vous êtes légalement violés, forcés d'accepter quelque chose que vous n'aimez pas, comment voulez-vous avoir un compromis et un accord ? "

Ces commentaires ont donné le ton de cette réunion et ont annoncé un échec largement anticipé.

Le blocage a contraint Charles Michel, président du Conseil européen, à publier une déclaration distincte en son nom propre. La déclaration de Grenade ne fait aucune référence à l'immigration et aborde plutôt des questions économiques telles que l'énergie, la technologie et la compétitivité.

"La déclaration sur l'immigration est largement soutenue et contient ce que la Commission (européenne) et moi-même avons apporté sur la dimension extérieure de l'immigration", a souligné Charles Michel à la presse, en référence à l'engagement avec les pays d'origine et de transit.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, qui a accueilli la réunion, a admis qu'il y avait un "risque" à essayer d'inclure la migration dans le texte final. Mais pour lui, l’essentiel est l'accord préliminaire conclu mercredi sur le règlement de crise.

"C'est vraiment la partie pertinente, c'est le fait important en termes politiques", a insisté le Premier ministre espagnol.

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui s'est également exprimée lors de la conférence de presse, s'est montrée optimiste et a jugé que le nouveau pacte était "en bonne voie".

"Il y a de très bonnes chances qu'il franchisse la ligne d'arrivée", a-t-elle précisé.

L'objectif commun de l'Union européenne est de conclure les négociations sur le nouveau pacte avant les prochaines élections du Parlement européen, prévues en juin 2024.

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