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L’économie de l'UE en perte de vitesse, selon les prévisions de la Commission européenne

Le Commissaire européen en charge de l'Economie, Paolo Gentiloni, présente les prévisions d'automne
Le Commissaire européen en charge de l'Economie, Paolo Gentiloni, présente les prévisions d'automne Tous droits réservés Virginia Mayo/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
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Par Stefan Grobe
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Selon les prévisions de la Commission européenne, présentées mercredi, la croissance devrait atteindre cette année 0,6%, soit une diminution par rapport aux estimations présentées cet été.

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En cette fin d'année difficile, l'économie européenne perd la dynamique. Dans ses prévisions économiques d'automne, présentées mercredi, la Commission européenne revoit à la baisse ses perspectives par rapport à celles publiées cet été. 

L'institution estime que la croissance devrait atteindre cette année 0,6% dans l'Union et dans la zone euro, soit 0,2 point de pourcentage en dessous des dernières prévisions.

Le coût élevé de la vie, la faiblesse de la demande extérieure et le resserrement monétaire expliquent ce tassement. Mais le Commissaire européen en charge de l'Économie garde l'espoir d'un futur plus clément en particulier pour les ménages.

"Au cours des deux prochaines années, la consommation privée devrait être le principal moteur de la croissance, car les augmentations de salaires devraient être supérieures à l'inflation, ce qui renforcera le pouvoir d'achat des ménages. Un marché du travail robuste devrait également y contribuer", estime Paolo Gentiloni.

Les prévisions sont en revanche plus encourageantes sur le front de l'inflation. Les prix à la consommation continuent leur tendance à la baisse. Ils sont tombés en octobre à 2,9 %dans la zone euro, le niveau le plus faible depuis deux ans. Il y a un an, l'inflation atteignait un pic à 10,6%.

Si la baisse observée l'année dernière est principalement due à la chute des prix de l'énergie, elle est désormais généralisée à l'ensemble des principales catégories de consommation.

Toutefois, il reste des obstacles pour une reprise en 2024.

"Les pays qui sont beaucoup plus dépendants de l'énergie ou qui ont été dépendants de l'énergie de la Russie et qui ont une économie à forte intensité énergétique sont ceux qui supportent les coûts les plus élevés. Je pense notamment à l'Allemagne. L'Allemagne est vraiment le moteur de l'Union européenne et si l'Allemagne ne se développe pas, le reste de l'Europe en ressentira les effets", prévient Maria Demertzis, analyste à l’Institut Bruegel.

Pour la première fois, les prévisions économiques couvrent également la Bosnie-Herzégovine, la Moldavie et l'Ukraine, à qui l'UE a accordé l'année dernière le statut de candidat à l'adhésion. Les trois pays affichent des chiffres prometteurs. L'économie ukrainienne fait d'ailleurs preuve d'une résistance notable en 2023.

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