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L'Espagne et l'Irlande demandent une "révision urgente" de l'accord UE-Israël

L'Espagnol Pedro Sánchez (à gauche) et l'Irlandais Leo Varadkar (à droite) ont signé une lettre commune demandant une "révision urgente" de l'accord d'association UE-Israël.
L'Espagnol Pedro Sánchez (à gauche) et l'Irlandais Leo Varadkar (à droite) ont signé une lettre commune demandant une "révision urgente" de l'accord d'association UE-Israël. Tous droits réservés Omar Havana/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Omar Havana/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Jorge Liboreiro
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Cet article a été initialement publié en anglais

Les Premiers ministres Pedro Sánchez et Leo Varadkar ont demandé à la Commission européenne d'"entreprendre une révision urgente" de l'accord UE-Israël à cause de la guerre à Gaza et de l'aggravation de la crise humanitaire.

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Les Premiers ministres espagnol et irlandais pressent la Commission européenne concernant la guerre entre Israël et le Hamas. Dans une lettre commune, envoyée mercredi, à la présidente de l’institution, les deux Etats membres expriment de sérieuses inquiétudes à propos de la campagne militaire de l’Etat hébreu et les violations potentielles des droits de l'Homme et du droit international.

Madrid et Dublin soulignent dans le document la récente résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies et l'arrêt de la Cour internationale de justice qui juge que certaines des actions d'Israël "pourraient relever" de la Convention sur le génocide.

Parmi les 27 États membres de l'Union européenne, l'Espagne et l'Irlande, ainsi que la Belgique, sont considérées comme les voix les plus critiques à l'égard du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

"Les horribles attaques terroristes commises par le Hamas et d'autres groupes armés ne justifient pas et ne peuvent pas justifier des violations du droit international humanitaire dans la réponse militaire, avec les conséquences qui en découlent pour la population civile de Gaza", écrivent Pedro Sánchez et Leo Varadkar.

"Nous avons clairement indiqué que, pour éviter que la population de Gaza ne subisse d'autres dommages irréversibles, un cessez-le-feu humanitaire immédiat est nécessaire de toute urgence".

Les deux dirigeants s'alarment des informations selon lesquelles Israël pourrait bientôt lancer une opération terrestre à Rafah, au sud de Gaza où plus d'un million de civils sont réfugiés. Le gouvernement israélien affirme que la ville est le dernier bastion du Hamas, qu'il s'est engagé à démanteler en réponse aux attaques du 7 octobre.

Cette offensive, selon les deux dirigeants, provoquera une "catastrophe humanitaire encore plus grande".

La guerre a déjà tué plus de 28 000 Palestiniens, dont 12 000 enfants et 8 000 femmes, selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas.

"Nous demandons à la Commission d'examiner d'urgence si Israël respecte ses obligations, notamment dans le cadre de l'accord d'association UE-Israël, qui fait du respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques un élément essentiel de la relation", soulignent les deux Premiers ministres.

Si la Commission conclut à l'existence d'une telle violation, elle devra proposer des "mesures appropriées" aux États membres, ajoutent-ils, sans préciser lesquelles.

"La mise en œuvre de la solution à deux États est le seul moyen de s'assurer que ce cycle de violence ne se répète pas. L'UE a la responsabilité d'agir pour que cela devienne une réalité", concluent les dirigeants.

Une porte-parole de la Commission confirme que la lettre a été reçue "il y a quelques minutes" mais refuse de commenter les éventuelles prochaines étapes.

"Nous exhortons toutes les parties (à) respecter le droit international et nous notons qu'il faut rendre des comptes pour les violations du droit international", répond la porte-parole.

"L'UE souligne constamment l'importance d'assurer la protection de tous les civils, à tout moment, conformément au droit humanitaire international, et déplore toutes les pertes de vies civiles. L'UE continue de faire passer ce message dans toutes ses déclarations, mais aussi de manière bilatérale dans ses contacts avec les autorités israéliennes".

L'accord d'association UE-Israël, en place depuis 2000, est le principal instrument juridique qui régit les relations bilatérales entre les deux partenaires, couvrant le dialogue politique, le commerce, la concurrence, la technologie, la science, l'innovation, la lutte contre l'antisémitisme, la xénophobie et le racisme, entre autres sujets.

L'article 2 stipule que les relations "sont fondées sur le respect des droits de l'Homme et des principes démocratiques, qui guide leur politique intérieure et internationale et constitue un élément essentiel du présent accord".

En outre, Israël reçoit environ 1,8 million d'euros par an dans le cadre de la politique européenne de voisinage et est associé à Horizon Europe, le programme de recherche phare de l'UE doté de 95,5 milliards d'euros pour la période 2021-2027.

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