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Le parti pro-UE Volt choisit de rester avec les Verts

Damian Boeselager de Volt au Parlement européen en avril 2024
Damian Boeselager de Volt au Parlement européen en avril 2024 Tous droits réservés European Union 2024 - Source : EP
Tous droits réservés European Union 2024 - Source : EP
Par Jack Schickler
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Cet article a été initialement publié en anglais

La décision concernant les cinq eurodéputés du groupe fédéraliste est une mauvaise nouvelle de plus pour la coalition libérale Renew Europe d'Emmanuel Macron.

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Le mouvement fédéraliste européen Volt et ses cinq eurodéputés restent dans le groupe des Verts du Parlement européen.

Cette décision, prise à l'issue d'un vote auprès des membres du parti, met fin aux rumeurs selon lesquelles la formation aurait pu rejoindre le parti centriste Renew Europe d'Emmanuel Macron.

Depuis les élections européennes au début du mois, les partis se sont lancés dans la constitution des groupes dans l’hémicycle. Former les plus larges alliances permet de distribuer les fonds et d'exercer une influence au sein du Parlement.

La décision - soutenue par 87% des membres de Volt - semble en partie motivée par l'échec de Renew à punir le parti néerlandais VVD d’avoir rejoint la coalition gouvernementale aux Pays-Bas emmenée par la formation d’extrême du Parti pour la liberté de Geert Wilders.

"La crédibilité de la lutte contre ce populisme de droite était plus grande au sein des Verts", explique l'eurodéputé néerlandais de Volt Reinier van Lanschot. "Le VVD n'a pas reçu de sanctions que nous jugeons suffisantes".

Cela rejoint la position des Verts selon laquelle ils ne soutiendront la reconduction d'Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne que si elle ne se tourne pas vers la droite en travaillant avec des personnalités comme la Première ministre italienne Giorgia Meloni.

"Nous sommes clairs sur la direction que nous voulons : la poursuite de l'accord vert, sans retour en arrière", souligne Terry Reintke, co-présidente du groupe écologiste, ajoutant qu'elle espérait également un renforcement de l'Etat de droit, de la liberté et de l'action géopolitique de l'Europe.

La course aux plus grands groupes

Il était certain à la fermeture des bureaux de vote le 9 juin que le Parti populaire européen (PPE) et les socialistes (S&D) constitueraient les deux plus grandes forces au Parlement européen.

Mais aujourd'hui, Renew semble perdre la course à la troisième place au profit du groupe d’extrême droite des Conservateurs et Réformistes européens (CRE), au fur et à mesure que les pourparlers avancent.

La semaine dernière, Renew a vu le départ des sept élus du parti tchèque ANO, la formation de l'ancien Premier ministre controversé Andrej Babiš. Dans le même temps, CRE a accueilli six eurodéputés supplémentaires de l'Alliance nationaliste pour l'Union des Roumains (AUR).

Renew compte désormais 74 des 720 eurodéputés, contre 102 avant les élections. Les Conservateurs et réformistes s’appuient sur 83 sièges. Les Verts ont aussi vu leurs rangs diminuer avec 53 parlementaires.

Lors de la dernière législature, Volt siégeait au sein des Verts avec un seul élu, l'Allemand Damian Boeselager, mais compte désormais deux autres députés allemands et deux parlementaires néerlandais.

La composition des groupes sera confirmée lors de la première réunion du Parlement le 16 juillet, mais peut encore évoluer au cours des cinq années du mandat.

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