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Qui dominera les plus grands blocs au Parlement européen ?

Les députés européens voteront sur la législation en 2023
Les députés européens voteront sur la législation en 2023 Tous droits réservés AP Photo
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Par Jack Schickler
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Cet article a été initialement publié en anglais

L'Allemagne et l'Italie semblent être les chefs de file des groupes politiques les plus influents de l'UE, la Pologne a aussi le vent en poupe — mais où est la France ?

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La structure du nouveau Parlement européen n'est pas encore finalisée, mais les délégations qui domineront les principaux blocs politiques apparaissent déjà clairement.

L'analyse d'Euronews montre que la délégation allemande est l'acteur le plus important du plus grand groupe dans l'UE, le Parti populaire européen (PPE) d'Ursula von der Leyen, et qu'elle domine également le parti des Verts, beaucoup plus petit.

L'Italie aura une influence significative sur les socialistes de centre-gauche et le mouvement de droite des Conservateurs et Réformistes (ECR), après les bons résultats du Parti Démocrate et des Frères d'Italie de Giorgia Meloni dans les sondages.

France, inconnue au bataillon ?

La France, moitié du "locomotif" européen franco-allemand, brille par son absence au sein des grandes coalitions paneuropéennes qui déterminent la manière dont les fonds et le pouvoir circulent au sein du Parlement européen.

Les plus grands groupes — et les plus grandes délégations nationales en leur sein —peuvent s'attendre à être les premiers à obtenir les postes les plus importants, tels que les présidences de commissions, et le droit de tenir la plume sur les législations majeures.

Dans l'ensemble, l'analyse d'Euronews répartit tous les grands partis, à l'exception de quelques douzaines des 720 députés européens, dans l'un des sept grands groupes politiques susceptibles d'émerger des discussions qui se dérouleront dans les semaines à venir.

Les Républicains ne comptent que six eurodéputés au sein du PPE. Le parti gaulliste de centre-droit est en train d'imploser après que son président Eric Ciotti a cherché à conclure un accord avec l'extrême-droite du RN lors des législatives anticipées.

S'est ensuivi une semaine de chaos : les ténors du parti ont voté l'exclusion d'Éric Ciotti, qui conteste cette décision — et la justice suspend cette exclusion. Finalement, Les Républicains, en un acte d'ultime défiance, ont investi un autre candidat dans le fief de Ciotti, Nice.

La liste centriste d'Emmanuel Macron, la Renaissance, a obtenu 13 législateurs européens, ce qui lui confère quand même une position dominante au sein du groupe libéral Renew — mais, justement, le front libéral à Strasbourg/ Bruxelles est considérablement diminué par rapport à 2019, et les résultats beaucoup plus impressionnants du RN au niveau national ont contraint le président à convoquer les élections anticipées.

En revanche, la Pologne tire son épingle du jeu — et, notamment, de son revirement pro-Bruxelles impulsé par le Premier ministre Donald Tusk, l'ancien président du Conseil européen. Varsovie peut s'enorgueillir d'une solide cohorte de 23 eurodéputés au sein du PPE et de 20 au sein de l'ECR.

Après de nombreuses années de recul démocratique, le gouvernement de centre-droit de Tusk est entré en fonction l'année dernière, sous les acclamations de Bruxelles.

Les résultats prometteurs devraient donner un poids supplémentaire à l'influence européenne de Varsovie, tandis que les dirigeants de Berlin et de Paris pansent leurs plaies après une raclée électorale.

Pas encore de résultats définitifs

Alors que les bureaux de vote pour les élections européennes ont fermé leurs portes dimanche, il reste encore beaucoup à faire.

Les groupes de l'UE n'ont pas encore officiellement décidé de leur composition, ce qui pourrait signifier que de nouvelles alliances seront encore forgées ou que des partenaires problématiques seront écartés.

Le groupe Renew devrait décider de conserver ou non les quatre députés du parti VVD de Mark Rutte, qui a formé une coalition controversée avec l'extrême droite néerlandaise.

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Les cinq législateurs néerlandais et allemands du parti paneuropéen Volt pourraient choisir de continuer à siéger avec les Verts ou d'opter pour Renew. (Ils ne figurent ni dans l'un ni dans l'autre dans les graphiques ci-dessus).

L'incertitude quant au regroupement des extrêmes

L'incertitude est particulièrement grande quant à la manière dont pourraient s'unir les extrêmes.

Les 30 législateurs du Rassemblement national constituent la plus grande délégation du Parlement européen, et il pourrait devenir encore plus important s'il était rejoint par la poignée de députés de Reconquête, suite à la scission entre Marion Maréchal et Eric Zemmour.

Ils domineraient probablement tout groupement d'extrême droite - et certains espèrent qu'ils pourraient également rassembler le Fidesz hongrois, le parti au pouvoir de Viktor Orban, de plus en plus autoritaire, ou le parti polonais PiS (Droit et Justice).

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Si la droite radicale peut se targuer d'avoir plus de 100 eurodéputés, il n'est pas certain que cela se traduise par un supergroupe extrémiste, ni qu'ils aient accès à des postes influents au sein de l'administration du Parlement.

Il existe d'importantes divergences d'opinion entre Varsovie et Budapest sur des questions politiques clés telles que l'Ukraine.

L'AfD allemande a été exclue du groupe d'extrême droite de l'UE après que son principal candidat, Maximilian Krah, a fait des remarques perçues comme favorables aux nazis du SS.

De même, la soixantaine d'eurodéputés de gauche doit encore décider comment se rassembler.

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Certaines délégations importantes de gauche sont à la recherche d'un foyer, notamment une alliance menée par l'Allemande Sahra Wagenknecht, le Mouvement 5 étoiles italien et le parti Smer du Premier ministre slovaque Robert Fico, qui a récemment été suspendu du groupe socialiste.

Sources additionnelles • adaptation : Serge Duchêne

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