Les enquêteurs recherchent encore des preuves, dans un contexte de tensions politiques.
Cinq suspects ont été identifiés par la police dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, jeune militant d’extrême droite décédé après une violente agression à Lyon.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations mais "à ce stade les auteurs n’ont pas encore tous été identifiés et aucune interpellation n’est en cours dans le cadre de cette procédure", selon les informations communiquées à Euronews.
Âgé de 23 ans, Quentin Deranque est mort après avoir subi un grave traumatisme crânien. Il aurait été attaqué par au moins six personnes en marge d’une manifestation d’extrême droite organisée contre la venue de l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, la semaine dernière.
Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, plusieurs suspects seraient liés à l’ultra-gauche. Les suspects n'étaient pas connus des autorités comme représentant une menace pour la sécurité, a déclaré cette même source.
Lundi, procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a indiqué l'ouverture d'une enquête criminelle pour homicide volontaire et des violences aggravées.
Des tensions politiques ravivées
Le drame a ravivé les tensions entre l’extrême droite et la gauche radicale, à l’approche des élections municipales de mars.
Le collectif proche de l'extrême droite Nemesis a indiqué que Quentin Deranque participait au rassemblement pour assurer la protection de ses membres. Le mouvement a mis en cause La Jeune Garde, un groupe antifasciste cofondé par le député LFI Raphaël Arnault. Dissoute en juin dernier, La Jeune Garde a nié toute implication.
D’après une source policière citée par France Télévisions, Jacques-Élie Favrot, l'assistant parlementaire de Raphaël Arnault et fondateur de la Jeune Garde, aurait été présent sur les lieux de l’agression. À ce stade, aucun élément ne permet toutefois de déterminer s’il a porté des coups à la victime.
Si le gouvernement a pointé du doigt La France insoumise (LFI) et La Jeune Garde, le parquet de Lyon s’est refusé à confirmer un lien direct avec ces organisations.
Mardi après-midi, les députés ont observé une minute de silence à l’Assemblée nationale en mémoire de Quentin Deranque. Une marche en son hommage est prévue samedi prochain à Lyon.