Cet organisme avait été créé en février 2024 sous le gouvernement du précédent Premier ministre, Viktor Orbán, pour surveiller les entités recevant des financements étrangers.
Les députés hongrois ont voté ce mardi la suppression de l'Office de protection de la souveraineté, à une écrasante majorité.
Cet organisme avait été créé par le gouvernement Orbán en février 2024 dans le but déclaré de surveiller les organisations de la société civile et les médias bénéficiant de financements étrangers.
L'Office de protection de la Souveraineté s'en est notamment pris à plusieurs journalistes hongrois, en les qualifiant d’agents de Kyiv ou de Bruxelles. Plusieurs articles d’Euronews ont également été considérés comme représentant une menace pour la souveraineté de la Hongrie.
Le ministre des Sciences et de la Technologie, Zoltán Tanács, souligne que cet office coûtait six milliards de forints (soit environ 17 millions d'euros) par an aux contribuables hongrois.
"Malgré son nom, cet office n’a rien accompli", indique le ministre. "Il ne disposait d’aucun pouvoir juridique réel. La seule chose qu’il a faite, c’est de harceler les organisations de la société civile et ceux qui osaient s’élever contre les politiques du gouvernement précédent".
Suite à ce vote, tous les employés de l’Office de protection de la souveraineté seront licenciés dans les 15 prochains jours.
Les députés hongrois ont également débattu ce mardi de la divulgation des dossiers de la police secrète de l’époque communiste.
En vertu d'une nouvelle mesure, les services de renseignement seront tenus de transférer les documents aux Archives nationales, où ils seront mis à disposition à des fins de recherche.
L’identité des agents de renseignement et des informateurs ne sera maintenue confidentielle que lorsque cela se justifie pour des raisons de sécurité nationale.