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Qui est Samantha Cristoforetti, la première femme européenne aux commandes de l'ISS ?

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Par Oceane Duboust
Samantha Cristoforetti en orbite autour de la Terre à bord de la station spatiale internationale.
Samantha Cristoforetti en orbite autour de la Terre à bord de la station spatiale internationale.   -   Tous droits réservés  Copyright NASA/ESA   -  

L'astronaute italienne Samantha Cristoforetti est devenue officiellement la première femme Européenne aux commandes de la Station spatiale internationale (ISS). 

Samantha Cristoforetti, 45 ans, a pris la relève d'Oleg Artemyev ce mercredi devenant la cinquième commandante européenne de l'ISS après le Belge Frank De Winne, l'Allemand Alexander Gerst, l'Italien Luca Parmitano et le Français Thomas Pesquet.

Ses tâches seront d'échanger avec les équipes sur Terre et coordonner la réponse de l'équipe à bord en cas d'urgence. Elle sera également responsable des performances et du bien-être des astronautes en orbite d'après l'Agence spatiale européenne (ESA). 

"Je suis touchée par ma nomination au poste de commandante et je suis impatiente de mettre à profit l’expérience que j’ai acquise dans l’espace et sur Terre pour diriger en orbite une équipe particulièrement brillante", a t-elle déclaré par voie de communiqué

Durant la traditionnelle cérémonie de passation diffusée en direct de l'ISS, Samantha Cristoforetti a reçu symboliquement une clé du précédent commandant, l'astronaute russe Oleg Artemyev.

200 jours dans l'espace

Née à Milan en 1977, Samantha Cristoforetti a étudié l'ingénierie mécanique puis, a rejoint l'armée de l'air italienne en tant que pilote avant de devenir capitaine. 

Sélectionnée par l'Agence spatiale européenne en 2009, elle devient la première femme italienne astronaute. 

En 2015, elle devient l'astronaute européenne ayant le séjour le plus long dans l'espace avec 200 jours passés en mission. 

Depuis cette époque, la station est devenue "plus animée" d'après elle. 

"Il y a tellement plus d'expériences. Il y a tellement plus d'équipements. [...] Je pense que le programme de la station spatiale et tous les partenaires internationaux, y compris l'ESA, ont vraiment amélioré leur performance en termes de quantité et de variété d'activités sur la station spatiale", a-t-elle déclaré dans une interview accordée au Financial Times en juin. 

Tout au long de sa mission de l'ESA, baptisée Minerva, Samantha Cristoforetti a déjà mené des recherches scientifiques approfondies, vivant et travaillant en microgravité à 400 km au-dessus de la Terre.

L'ESA décrit l'ISS comme un "tremplin pour l'exploration future".

"Les leçons tirées de notre séjour à bord ont alimenté la technologie qui conduira les explorateurs européens sur la Lune et potentiellement encore plus loin dans un avenir pas si lointain", explique l'agence dans une présentation de Minerva.

Une inspiration pour les jeunes générations

En plus de ses activités scientifiques de premier plan, Samantha Cristoforetti a charmé le public avec ses vidéos éducatives humoristiques sur le réseau social TikTok. En effet, comme d'autres de ses compères astronautes, elle est très active sur les réseaux sociaux. 

Celles-ci couvrent un large éventail de sujets, allant de l'entraînement dans l'espace à l'entretien d'une combinaison spatiale. Certaines séquences de sa vie quotidienne ont été vues plus d'un million de fois.

Elle a également ravi les fans de pop culture en portant un uniforme de Star Trek dans l'espace en 2015.

Autre performance, Samantha Cristoforetti figure sur la liste des personnalités possédant leur propre poupée Barbie. La poupée a été lancée l'année dernière et une partie des recettes a été utilisée pour créer une bourse d'études célébrant les "femmes dans l'espace" .

Quand elle ne flotte pas en microgravité à bord de l'ISS, la polyglotte (elle parle cinq langues) est aussi ambassadrice de l'UNICEF.

David Parker, directeur de l'exploration humaine et robotique de l'ESA, a souligné son rôle de pionnière : "En tant que première femme européenne à occuper le poste de commandant, elle repousse une fois de plus les limites de la représentation féminine dans le secteur spatial".