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L'IA de DeepSeek gagne du terrain dans les pays en développement, selon un rapport de Microsoft

Photo d’archives : la page DeepSeek de l’application mobile s’affiche sur l’écran d’un smartphone à Pékin, le 28 janvier 2025
Photo d'archive - La page de l'application pour smartphone DeepSeek s'affiche sur l'écran d'un smartphone, à Pékin, le 28 janvier 2025 Tous droits réservés  AP Photo/Andy Wong, File
Tous droits réservés AP Photo/Andy Wong, File
Par Anna Desmarais & AP
Publié le
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DeepSeek, principale start-up chinoise d'IA, est populaire en Biélorussie, en Russie, en Syrie, en Iran et en Éthiopie, selon une étude de Microsoft.

Selon un nouveau rapport de Microsoft, l’intelligence artificielle (IA) chinoise Deepseek gagne du terrain dans de nombreux pays en développement, dépassant les modèles américains populaires en Occident.

Dans la course mondiale, de plus en plus intense, à la suprématie de l’IA, DeepSeek s’impose comme un concurrent chinois en forte progression. Ses modèles open source et économiques défient les principales plateformes américaines comme ChatGPT d’OpenAI et Gemini de Google.

Un récent rapport de Microsoft estime que la part de marché de DeepSeek atteint environ 56 % en Biélorussie, 49 % à Cuba et 43 % en Russie. La start-up chinoise a également obtenu de bons résultats en Syrie, en Iran et dans certains pays africains comme l’Éthiopie, le Zimbabwe, l’Ouganda et le Niger.

C’est en Chine que DeepSeek affiche la part de marché la plus élevée, avec environ 89 % du marché de l’IA.

Pourquoi DeepSeek est-il si populaire dans le Sud global ?

Selon le rapport, l’essor de la popularité de DeepSeek hors de Chine pourrait s’expliquer par les restrictions visant les services américains dans ces pays, ou par un accès limité aux technologies étrangères.

Le rapport ajoute que DeepSeek est aussi le chatbot par défaut sur des téléphones fabriqués en Chine par des entreprises comme Huawei.

DeepSeek propose un chatbot gratuit sur le web et sur mobile, et a également donné aux développeurs, partout dans le monde, la possibilité de modifier et d’étendre son moteur central. L’absence de frais d’abonnement a « abaissé les barrières pour des millions d’utilisateurs, notamment dans les régions sensibles aux prix », indique le rapport de Microsoft.

Le caractère ouvert et abordable de la plateforme « a permis à DeepSeek de s’implanter sur des marchés peu servis par les plateformes d’IA occidentales », poursuit le rapport.

« L’ascension de DeepSeek montre que l’adoption mondiale de l’IA est autant déterminée par l’accès et la disponibilité que par la qualité des modèles », écrit Microsoft.

Le rapport identifie ensuite des conséquences potentielles de la popularité de DeepSeek dans le Sud global, notamment le fait que la technologie peut servir d’« instrument géopolitique » pour « étendre l’influence chinoise dans des zones où les plateformes occidentales ne peuvent pas facilement opérer ».

L’adoption de DeepSeek en Amérique du Nord et en Europe est restée faible, selon le rapport. Certains pays européens comme l’Italie, le Danemark et la République tchèque ont interdit aux administrations d’utiliser les modèles de DeepSeek sur leurs appareils en raison de préoccupations liées à la sécurité des données et à la cybersécurité. Des médias locaux en Belgique rapportent que des responsables gouvernementaux ont cessé d’utiliser DeepSeek en décembre.

Selon Microsoft, l’adoption de l’IA progresse deux fois plus vite dans le Nord global que dans le Sud

Si DeepSeek est populaire dans le Sud global, l’adoption de l’IA dans le Nord global progresse presque deux fois plus vite.

« Nous constatons une fracture et nous craignons qu’elle ne continue à se creuser », a déclaré Juan Lavista Ferres, directeur scientifique des données du laboratoire AI for Good de Microsoft, à l’Associated Press.

Le rapport indique que l’adoption mondiale des outils d’IA générative a atteint 16 % de la population mondiale sur les trois mois jusqu’en décembre, contre 15 % au cours des trois mois précédents.

Selon le rapport, les pays ayant investi tôt et de manière constante dans les infrastructures numériques et l’IA arrivent en tête en part d’utilisateurs, parmi lesquels les Émirats arabes unis, Singapour, la France et l’Espagne.

Ce constat contredit une enquêtemenée en décembre auprès de plus de 14 000 personnes par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Cette étude a montré que les jeunes de la génération Z dans le Sud global adoptaient l’IA à un rythme plus rapide que les générations plus âgées et que leurs homologues du Nord global.

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