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Insécurité en Centrafrique : un risque sanitaire

Insécurité en Centrafrique : un risque sanitaire
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“ Pour ce qui concerne la prise de risque, elle est claire. Au mois de mars 2014 à Boguila, dans un hopital géré par MSF 18 personnes ont été tuées. Et c’est venu de nulle part. C’est un drame. Que les gens puissent être tués comme ça, d’un instant à l’autre. Et on ne peut pas dire que c’est la sécurité qui a été mal gérée, non. C’est venu de nulle part, instantanément. Et les conséquences après c’est que les équipes de MSF se retirent, les soins qui étaient donnés à la population automatiquement se retrouvent amputés d’une partie de leur capacité .Maintenant le projet de Boguila est géré depuis Paoua, par une équipe qui vient de Paoua jusqu’à Boguila et repart. Mais la décision n’a pas été prise de remettre une équipe d’expatriés en permanence à Boguila. A Batangafo aussi, il y a eu des incidents très graves, qui ont là aussi nui grandement à la qualité des soins qui peuvent être dispensés à la population.
A Paoua également, MSF a été obligé de se retirer récemment, parce qu’on est arrivé à un moment où un conflit social n’est plus gérable. Et que l’outil étatique ne fonctionnant pas normalement, on arrive pas à avoir l’appui du gouvernement. Dans un autre pays on aurait sans doute pu demander au gouvernement, au ministère de la santé, au ministère de l’action humanitaire, éventuellement au Premier Ministre ou à la Présidente, de venir parler avec les gens. Mais là c’est quelque chose d’impossible. On est arrivé à une impasse et limpasse crée de l’insécurité, et l’insécurité à un moment n’est plus acceptable, donc on retire les équipes. Avec toujours l’espoir de pouvoir revenir, de reprendre la discussion, la négociation, mais c’est difficile. Et c’est arrivé parce que l’Etat n’est pas suffisamment fort. Et là clairement on aurait eu besoin de l’appui de l’Etat

"L’insécurité à un moment n’est plus acceptable"