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La visite des leaders du HDP à Moscou passe mal à Ankara

La visite des leaders du HDP à Moscou passe mal à Ankara
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Par Cecile Mathy avec agences
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Le ministre russe des Affaires étrangères a reçu à Moscou les leaders du HDP, le principal parti pro-kurde de Turquie. Un déplacement malvenu pour Ankara, en froid depuis un mois avec la Russie.

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L’heure n’est pas à l’apaisement dans les relations russo-turques. Au contraire.

La visite des leaders du HDP à Moscou a été vécue par Ankara comme une provocation. Le HDP est un parti pro-kurde, c’est aussi le principal opposant de l’AKP, la formation islamo-conservatrice de Recep Tayyip Erdogan.

Pour le ministre russe des Affaires étrangères, cette visite s’inscrit dans le cadre de la résolution politique du conflit en Syrie.

“Nous savons que des Kurdes d’Irak et de Syrie résistent, armes à la main, aux menaces de l’Etat Islamique et à celles d’autres groupes extrémistes. C’est pour cela que votre opinion nous intéresse”, a déclaré Sergueï Lavrov.

Les relations entre la Turquie et la Russie sont glaciales depuis un mois, depuis la destruction d’un avion russe par l’armée turque à la frontière syrienne.

“Nous avons parlé franchement et critiqué les actes du gouvernement turc lorsque le bombardier russe a été abattu”, a déclaré de son côté Selahattin Demirtas, le leader du HDP.

Le HDP s’oppose également à Ankara sur la situation dans le sud-est de la Turquie, à majorité kurde.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce mardi à Diyarbakir, pour protester contre le couvre-feu imposé par les autorités.

La police les a dispersés à coups de canons à eau.

Les forces de sécurité turques interviennent dans la région pour tenter de déloger des partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan, classé comme organisation terroriste par Ankara, mais aussi par l’Union européenne.

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