Barnier : un accord sur le Brexit et rien d'autre

Barnier : un accord sur le Brexit et rien d'autre
Par Euronews
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“Rien ne justifierait une absence d’accord avec le Royaume-Uni sur sa sortie de l’Union européenne”, c’est l’avertissement de Michel Barnier. Le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit a une nouvelle fois insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas d’Europe à la carte pour le Royaume Uni.

“Il n’y aurait à mes yeux aucune justification raisonnable pour le scénario du ‘no deal’ “ – Michel Barnier, négociateur UE #Brexit#AFPpic.twitter.com/J6VuoAsmjZ

— Agence France-Presse (@afpfr) 6 juillet 2017

“Quitter l’Union européenne aura des conséquences”:http://europa.eu/rapid/press-release_SPEECH-17-1922_fr.htm a martelé jeudi à Bruxelles l’ancien commissaire européen.

“Certaines personnes au Royaume-Uni soutiennent que l’on peut quitter le marché unique et garder tous ses avantages, ce n’est pas possible. J’ai entendu des gens au Royaume-Uni affirmer que l’on peut quitter le marché unique et créer une union douanière pour parvenir à un «commerce sans friction» : ce n’est pas possible.”

Et certaines filières seront plus affectées que d’autres, notamment le secteur agro-alimentaire indique Michel Barnier. Pour un pays tiers, des importations de produits d’origine animale resteraient soumises à des contrôles à la frontière de l’Union européenne. Des géants comme Airbus qui fabrique ses ailes au Pays de Galles pourrait réduire la voilure au Royaume Uni en cas de Brexit défavorable c’est-à-dire en cas de nouveaux droits de douane.
D’où la nécessité d’un “accord de libre-échange global et un nouvel accord douanier” souligne Michel Barnier. Londres est sur la même ligne.

Les négociations sur le Brexit ont démarré formellement en juin. Elles doivent être bouclées d’ici à octobre 2018 pour permettre une ratification d’un accord final par toutes les parties concernées d’ici à mars 2019.
Londres a accepté le calendrier de l’Union et s’est rangée aux priorités fixées par Bruxelles: traiter d’abord des droits des citoyens, c’est-à-dire les trois millions d’Européens vivant au Royaume Uni et réciproquement plus d’un million de Britanniques vivant en Europe.

avec AFP

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