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Un improbable front anti-Orban

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Tous droits réservés REUTERS/Bernadett Szabo
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Par Euronews
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Des militants d'extrême droite, mais aussi de gauche, ont manifesté à Budapest pour réclamer le départ du Premier ministre hongrois.

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 C'est une alliance aussi improbable qu'inédite qui s'est formée ce vendredi dans les rues de Budapest.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à l'appel du Jobbik, le parti d'extrême droite hongrois, accusé de corruption par les autorités.

Ses militants, mais aussi des sympathisants de gauche sont venus réclamer la démission du Premier ministre Viktor Orban.

"Je pense qu'ici, aujourd'hui, de nombreuses personnes, pourtant très différentes, ont franchi une étape historique ensemble", affirme Gabor Vona, dirigeant du Jobbik, "en faveur d'une Hongrie juste et libre, une véritable Hongrie du XXIe siècle".

"Chacun dispose de droits, quel que soit le comportement qu'il a eu dans le passé", soutient un militant de gauche venu manifester. "J'étais - et je suis encore - assez critique à l'égard du Jobbik, mais je crois que les règles de droit ne peuvent pas être bafouées, comme c'est le cas aujourd'hui de la part du gouvernement".

"Presque tous les partis d'opposition et une foule immense ont manifesté leur soutien au Jobbik à la suite de cette affaire", affirme un sympathisant du parti d'extrême droite, "parce que c'est de la démocratie dont il s'agit. Nous voulons tous vivre dans un pays plus libre et démocratique".

Le Jobbik est aujourd'hui exposé à des sanctions, qui pèsent sur son avenir.

"C'est la première fois que le Jobbik et des partis d'opposition de gauche manifestaient côte à côte", explique Veronika Rippel, journaliste d'Euronews à Budapest. "Mais reste à savoir comment l'opposition, aujourd'hui divisée, va évoluer à l'approche des élections de l'année prochaine".

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