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République Tchèque : un scrutin reflet d'une société clivée

République Tchèque : un scrutin reflet d'une société clivée
Tous droits réservés REUTERS/Rene Volfik
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Par Euronews
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Les deux candidats qui s'affrontent au second tour de la présidentielle affichent des positions radicalement opposées : une orientation pro-russe pour le chef de l'Etat sortant Milos Zeman, et un tropisme pro-européen pour son adversaire Jiri Drahos.

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C'est une envie de changement qui semble souffler sur Prague. Si le scrutin s'annonce serré, les électeurs urbains et jeunes auraient plutôt tendance à préférer à Jiri Drahos, tandis que Milos Zeman glanerait des voix chez un public souvent plus âgé, et en zone rurale.

"Un changement pourrait être bénéfique non seulement pour notre pays, mais aussi pour montrer aux autres qu'il en va de notre intérêt, que nous ne sommes pas si repliés sur nous-mêmes", affirme une passante dans les rues de Prague. 

Un scrutin qui met au jour les divisions de la société tchèque. Un électeur sur dix se dit encore indécis, d'après les derniers sondages.

"Le clivage essentiel dans la société tchèque est celui entre ce que j'appellerais le post-communisme et la modernité", explique Jiri Pehe, politologue et directeur de la New York University de Prague. "Je pense que beaucoup d'électeurs de Milos Zeman sont encore des gens qui sont, en quelque sorte, enracinés dans le passé. Ils ont peur des défis de la mondialisation et de la modernité, ils cherchent à se protéger, et Milos Zeman offre un rempart solide, alors que les partisans de Jiri Drahos sont plus tournés vers l'extérieur et sont pro-européens."

"Le résultat de l'élection présidentielle tchèque a un impact sur l'Europe centrale et orientale, sur le groupe de Visegrad et sur leurs relations avec Bruxelles", indique Beatrix Asboth, journaliste à Euronews. "La question est de savoir si le groupe des quatre, au discours nationaliste, va rester uni contre Bruxelles, ou si le nouveau Président qui dirigera la République Tchèque va faire entendre une autre voix et rompre cette unité".

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