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Affaire Skripal : vers une confrontation Est-Ouest

REUTERS/Toby Melville/Pool
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En visite pour la première fois à Salisbury depuis l'empoisonnement dans cette petite ville du sud de l'Angleterre le 4 mars de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, hospitalisés dans un état grave, la Première ministre britannique Theresa May a vanté "l'unité" de ses alliés face à la Russie.

L'empoisonnement "s'est produit au Royaume-Uni mais cela aurait pu se produire n'importe où et nous sommes unis contre cela", a-t-elle déclaré.

Londres, Berlin, Paris et Washington ont publié un communiqué commun déclarant que la responsabilité de Moscou était la seule explication "plausible" à cette affaire. Ils ont demandé au Kremlin de fournir toutes les informations sur le programme chimique Novitchok, qui a produit des agents à l'efficacité redoutable, mis au point dans les années 1980 par des scientifiques soviétiques, selon un chimiste russe aujourd'hui réfugié aux États-Unis.

Moscou qui rejette toutes les accusations a vivement réagi et se prépare à annoncer des représailles.

"Il n'y a eu aucun programme de développement d'armes chimiques du nom de Novitchok ni du temps de l'URSS, ni en Russie", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par l'agence Interfax.

Le président russe Vladimir Poutine a réuni jeudi le Conseil de sécurité nationale. Des mesures de représailles "ne se feront naturellement pas attendre", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse aux sanctions britanniques.

Le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a assuré que Moscou expulserait "obligatoirement" des diplomates britanniques, mais que la réponse russe serait d'abord communiquée à Londres avant d'être rendue publique.

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