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Employé du consulat français à Jérusalem : "Il n'avait pas vu les armes"

Employé du consulat français à Jérusalem : "Il n'avait pas vu les armes"
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Par Euronews
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"Il pensait qu'ils ne trafiquaient que des antiquités", a assuré l'avocat de Romain Franck, accusé par Israël d'avoir transporté des dizaines d'armes de la bande de Gaza jusqu'en Cisjordanie

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Romain Franck, l'employé du consulat français à Jérusalem accusé par Israël d'avoir transporté des dizaines d'armes de la bande de Gaza jusqu'en Cisjordanie, a été entendu par un juge de mercredi à Beer-sheva, au sud d'Israël.

L'avocat de Romain Franck a affirmé qu'il réclamerait sa remise en liberté lors de la prochaine audition, le mois prochain. "L'accusation ne fait aucune mention de terrorisme, seulement de trafic d'armes", a rappelé Me Abed Abu Amer.

Le Shin Beth, le renseignement israélien, enquêtait sur les activités du Français depuis plusieurs mois avant son arrestation le 15 février. Il soupçonne le jeune homme de 23 ans d'appartenir à un réseau de contrebandiers palestiniens et d'avoir profité de sa plaque diplomatique pour échapper aux contrôles à plusieurs reprises entre décembre 2017 et février 2018.

D'après RFI, qui a pu consulter un document judiciaire, le Français est accusé d'avoir transporté 70 armes de poing et deux fusils automatiques. Un employé du centre culturel français de Gaza remettait des armes au suspect, qui les chargeait "dans la voiture du consulat et traversait sans encombre le point de passage d’Erez", explique Radio France International.

"Il pensait qu'ils ne trafiquaient que des antiquités, des objets mineurs, rien de sérieux, mais après coup il a eu des doutes. Il n'a jamais vu les armes. Mais nous devons revoir toutes les informations avant de donner une explication finale", a expliqué mercredi l'avocat de la défense.

Le Shin Beth estime qu'il s'agit d'un trafic motivé par l’appât du gain et que le consulat français n'était pas au courant des agissements de son employé. La diplomatie française a ouvert sa propre enquête.

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