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La joie des Arméniens de France

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Par Euronews
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Ils étaient quelques dizaines rassemblés à Lyon pour célébrer la démission de Serge Sarkissian.

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En quelques minutes l'annonce est arrivée en France. Serge Sarkissian vient de démissionner après dix jours de manifestations dans les rues d’Erevan. Pour ces membres de la communauté arménienne de Lyon, c'est une libération.

"L'émotion est tellement forte. On est tellement émus. On a plus de voix, on ne cesse de crier depuis plusieurs jours pour soutenir le peuple arménien", s'enthousiasme l'une des manifestante.

"Quand on est le président d'un pays, on doit sacrifier sa vie pour ce pays, alors qu'il faisait tout l'inverse. Il utilisait tous les biens et l'énergie des Arméniens pour son propre bien", raconte une autre.

Après une décennie à la tête du pays, le parti de Serge Sarkissian détient toujours la majorité absolue au parlement. Le dénouement pacifique de ces dernières heures est pour eux un soulagement.

"C'est la jeunesse, les étudiants qui ont montré leur force, leur engagement dans la politique et leur futur", explique un étudiant arménien.

Déficit de confiance dans le système politique

Selon l'analyste arménien Viguen Hakobian, les gens sont descendus dans la rue "en raison de l'injustice criante qui existe dans tous les domaines de la vie" en Arménie.

"La majorité de la population n'a plus confiance envers les autorités, ni envers le système politique du pays en général", constate Iouri Navoïan, en assurant que "les autorités et le peuple constituent deux réalités aux antipodes" en Arménie.

"Mais c'est le fait que Serge Sarkissian n'a pas tenu sa promesse de ne pas rester au pouvoir qui a surtout mis le peuple en colère", assure à l'AFP le politologue Arman Bochian.

Serge Sarkissian est réputé pro-russe, mais aucune accusation en ce sens n'a été formulée par les manifestants, à la différence du soulèvement pro-occidental du Maïdan en Ukraine qui a abouti à la destitution en février 2014 du président pro-russe Viktor Ianoukovitch.

La contestation populaire en Arménie n'est guidée "ni par les intérêts des Etats-Unis, ni par ceux de l'Union européenne, ni par ceux de la Russie", a affirmé le député et chef de l'opposition, Nikol Pachinian.

_Avec AFP _

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