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A Lyon, les Nuits Sonores portent conseil

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Du soleil qui brille, qui disparaît derrière la colline de Fourvière et qui se lève quelques heures plus tard, de la bonne humeur et une triple dose de musique : c'est parti pour les Nuits Sonores 2018, à Lyon, l'un principaux festivals électro en Europe.

"La musique électronique résonne depuis la fin des années 1970. Aux Nuits sonores, nous avons rencontré un de ses pères fondateurs, D.A.F., Deutsch Amerikanische Freundschaft. J'ai aussi remarqué que le festival avait compris que la musique n'était pas un monde d'hommes... Mais qu'il y avait beaucoup de femmes derrières les platines et sur les scènes", explique notre reporter Wolfgang Spindler.

Les D.A.F. (Deutsch Amerikanische Freundschaft, amitié germano-américaine) viennent de Düsseldorf, en Allemagne. De vrais pionniers de l'électro des années 1980. A l'époque, leur musique provocatrice et leurs paroles en allemand dictaient à la jeunesse une nouveauté radicale.

"A cette période, le Rock était en train de se faire dépasser par le mouvement punk, et les gens étaient curieux, ils voulaient absolument écouter de la nouvelle musique", se souvient Robert Görl, l'un des deux membres du groupe qui s'est produit au Sucre.

"Nos racines venaient la musique punk et on voulait combiner l'énergie punk avec de nouveaux instruments et la musique électronique, c'est comme ça qu'on a créé l'électro punk qui n'existait pas sous cette forme" ajoute son compère de longue date, Gabi Delgado-López.

Programmation paritaire

Aux Nuits Sonores, pas de problèmes de parité des sexes. Quatre curateurs ont choisi les musiciens de cette seizième édition et ils ont présenté une solide sélection d'artistes féminins de premier rang.

"Effectivement ils ont réussi à faire une programmation paritaire, ce qui montre que la société et les acteurs de l'underground sont en train de changer leur point de vue, il y a aussi l’émergence des femmes, et aujourd hui on est fier de pouvoir dire que "Oui" on a une programmation en partie paritaire", se félicite le directeur artistique du festival, Pierre-Marie Ouillon.

Née en Iran, DJ Mozhgan Shariat habite à San Francisco où elle est l'un des grands noms de la scène locale. L'artiste a déjà mixé dans plusieurs festivals internationaux, mais pas en Iran, où danser sur de l'électro est illégal.

"Quand j'y étais, mon ami m'a dit : "Peut être que je peux t'arranger un concert dans une soirée underground", mais je ne voulais pas prendre le risque, on ne peut pas faire ce que j'ai fait ici sans se mettre en danger", dit l'artiste en riant.

On enchaîne sur une ambiance plus pop feutrée avec la Française Tryphème, qui pose sa voix sur des mélodies brumeuses et des rythmes percutants. Le dancefloor plane encore.

"J'adore jamer avec mes machines a l'infini, c'est des sons qui m'hypnotisent et c'est une sorte de thérapie, ça me fait du bien, je le fait vraiment égoïstement en fait", avoue Tiphaine Belin, l'artiste derrière Tryphème.

Place à l'Afro-punk avec Tshegué, composé de Faty, qui a quitté à neuf ans sa RDC natale pour la banlieue parisienne et du percussionniste Dakoo.

"La base du projet c'est la percussion, c'est quelque chose de basique, du ressenti, du battement de cœur, c'est ça qui est génial avec la percussion, c'est que chacun interprète. Comme la trance, toute ces musique électroniques un peu techno, ça te laisse le temps de voyager d'imaginer le morceau comme tu le veux".

Wolfgang Spindler, euronews :

"Electro, techno, hip-hop, house, vaste programmation ici. Mais au fond tout le monde vient pour passer du bon temps et danser jusqu'à l'aube".

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