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Mary au Soudan du Sud : "Je ne veux pas que d'autres femmes souffrent"

Mary au Soudan du Sud : "Je ne veux pas que d'autres femmes souffrent"
Tous droits réservés 
Par Monica PinnaStéphanie Lafourcatère
Publié le Mis à jour
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Pour Aid Zone, notre reporter Monica Pinna s'est rendue dans le plus grand camp de déplacés du Soudan du Sud, à Bentiu où 120.000 personnes vivent dans des conditions précaires. Les femmes y sont régulièrement la cible de violences. Les humanitaires sur place tentent de lutter contre ce fléau.

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Au Soudan du Sud, le camp d'accueil pour les déplacés internes de Bentiu dans lequel notre reporter Monica ¨Pinna s'est rendue pour une édition d'Aid Zone accueille près de 60.000 femmes. Plus de la moitié d'entre elles ont été victimes de violences d'après les ONG.

Mary Chabak Jakoak, personne déplacée elle-même, vit dans le camp. Aujourd'hui, elle est intervenante sociale pour l'ONG International Rescue Committee (IRC). "Quand j'étais jeune, on m'a forcée à me marier ; donc ce que j'ai vu ici me touche," confie-t-elle avant d'ajouter : "Quand j'ai commencé à travailler pour l'IRC, j'ai vu tellement de violences qui ont des conséquences à vie que je me suis dit que je devais faire quelque chose, je ne veux pas que d'autres femmes souffrent comme moi."

Sa mission consiste notamment à faire du porte à porte pour informer sur les violences fondées sur le genre et aider les femmes qui en sont victimes à avoir accès à une assistance.

L'accueil dans le camp ne garantit pas une totale protection

Ces rencontres avec les familles sont utiles pour expliquer aux femmes comment réduire les risques qu'elles soient prises pour cible : par exemple, aller chercher du bois à plusieurs plutôt que toute seule ou encore éviter certains secteurs en particulier. La collecte de bois et de charbon est l'une des activités les plus courantes pendant lesquelles les agressions sont commises.

L'IRC, financé par le service de la Commission européenne à l'aide humanitaire, gère quatre Centres pour femmes à l'intérieur du camp et deux à l'extérieur, mais toutes les résidentes ne connaissent pas leur existence.

"On fait du porte à porte quatre fois par semaine : on rencontre entre 14 et 20 familles par jour," explique Mary Chabak Jakoak. "Cela dépend, mais parfois, on découvre deux ou trois cas de violences fondées sur le genre par jour," signale-t-elle.

Les Centres pour femmes de Bentiu organisent des formations et des séances de soutien psychologique.

Chaque structure recense parmi les femmes accueillies dans le camp, une vingtaine de viols et une quinzaine d'agressions par semaine.

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