DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Inspire Middle East : investir dans l'innovation

Vous lisez:

Inspire Middle East : investir dans l'innovation

Inspire Middle East : investir dans l'innovation
Taille du texte Aa Aa

Amal Bahloul est une entrepreneuse tunisienne. Elle a créé "Lights, Camera, Learn" il y a trois ans avec comme but principal d'éduquer les enfants grâce à la réalisation de films. Son approche était de prendre un groupe de jeunes, parlant souvent arabe et parmi lesquels il y avait de nombreux réfugiés syriens, de leur faire écrire, jouer et produire des courts-métrages en Anglais, pour les aider à se connecter avec différentes cultures et partager leur propre histoire.

La startup d'Amal s'est fait connaître au-delà de la région avec ses ateliers qui se déroulent désormais jusqu'en Tunisie et en France. L'entreprise a bénéficié du soutien de l'investisseur providentiel et mentor Elissa Freiha.

Il y a quatre ans, Elissa, qui a été citée parmi les cent femmes de moins de quarante ans les plus influentes au Moyen-Orient et Afrique du Nord. Elle a co-fondé "Womena", la première entreprise de la région qui promeut les femmes. Elle a conseillé à Amal, depuis son bilan comptable jusqu'à son organisation de travail et porte la même attention à la dizaines de secteurs dont elle s'occupe, la santé, le commerce de détail, le service...

Quand il s'agit de lancer une entreprise dans la région, les femmes ne représente que près de 14% du paysage, selon un rapport d'ArabNet et de Dubai SME, et Elissa veut augmenter leur nombre.

Entrepreneurs incroyables

Rebecca Mac Laughlin Duane, euronews : Si l'on compare la région MENA à d'autres marchés très développés pour ce qui est des start up, comment résumez vous la situation ? Coment faites-vous ?

Elissa Freiha, Womena : Honnêtement, je pense que cette région est l'endroit le plus excitant pour créer des start up aujourd'hui car son potentiel est inexploité. Les ressources sont là et elles vont se mettre en place. L'attention mondiale commence à tourner et nous avons ce potentiel. Nous avons ces entrepreneurs incroyables. Nous avons ces talents technologiques et ils n'ont pas encore été mis ensemble de la bonne manière.

RMD : Au sein de votre portefeuille personnel, vous avez un intérêt pour environ 40 startups internationales. Comment trancher avec les milliers de demandes que vous avez reçues?

EF : J'ai créé des liens très proches avec des personnes très influentes dans le secteur du capital-risque en qui j'ai vraiment confiance donc oui nous avons eu des dizaines si ce n'est des centaines d'affaires à travers des applications et des rencontres personnelles, mais les affaires les plus pasionnantes dans lesquelles j'investie ce sont celles qui viennent d'une relation personelle entre moi et le fondateur là où sommes vraiment connectés avec les gens.

RMD : Vous êtes toujours à l'affût d'entreprises technologiques qui peuvent améliorer notre façon de vivre, alors qu'elles sont celles qui ont vraiment eu un impact jusqu'à présent?

EF : L'une de mes entreprises préférées aujourd'hui est une entreprise qui s'appelle AlemHealth, c'était notre deuxième investissement chez Womena, et c'est une entreprise qui a un algorithme d'apprentissage automatique qui aide les individus à mieux évaluer les examens de radiologie. Donc elle sauve des vies. C'est une technologie vraiment révolutionnaire qui peut aider plein de gens... Depuis que nous avons investi dans cette entreprise, ils ont travaillé avec les marchés émergents comme l'Afghanistan et le Nigeria. Cela signifie qu'ils aident vraiment les gens qui n'ont pas accès à ces soins de santé spécifiques.

Lever des fonds

RMD : Quel genre de capitaux cherchez vous pour ces investisseurs et à quel retour sur investissement peuvent-ils s'attendre ?

EF : Nous comprenons que beaucoup de nos investisseurs au sein de Womena sont des débutants, nous avons donc un investissement minimum d'environ dix mille dollars américains par transaction, mais nous essayons de leur dire qu'ils doivent diversifier et investir plusieurs fois par an. Nous nous attendons donc à ce qu'ils investissent entre 30 et 50 mille dollars par an dans cette classe d'actifs.

RMD : Donc c'est un jeu sur la durée, au risque élevé et grande rétribution, c'est ce que vous me dites ?

EF : Exactement, risque élevé, grandement récompensé avec un long délai mais c'est de loin la classe d'actifs la plus excitante pour un investisseur et le plus important est que tout est une question de collaboration. Vous investissez tellement tôt sur le cycle de vie de l'entreprise que vous travailler directement avec le fondateur.

RMD : Ce n'est pas facile pour de nouvelles entreprises ? Pour des startup. En particulier quand il s'agit de cycle d'investissement, d'avoir la bonne somme d'argent au bon moment. Quel est le plus grand défi pour les nouvelles entreprises à cet égard?

EF : Je crois que dans cette région il est particulièrement difficile de lever des fonds donc nos créateurs de startups ne se battent pas seulement pour cela, ils se battent aussi avec le temps. Parfois cela leur prend 12 mois simplment pour lever 500 mille dollars alors que cela prend 2 mois aux Etats-Unis. Et cela peut prendre 5 ou 6 mois en Europe.

RMD : Vous êtes très passionnée très engagée quand vous parlez de votre business. Qu'est ce qui vous fait avancer et vous inspire ?

EF : Cette passion, je crois est l'un des avantages des créateurs de start up, d'avoir sa propre entreprise. Si votre entreprise ne vous satisfait pas le matin au réveil, vous avez le pouvoir de la changer. Donc, je m'assure que tout ce que nous faisons au jour le jour puisse m'épanouir.