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L'humanité épuise la planète Terre

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L'humanité épuise la planète Terre

L'humanité épuise la planète Terre
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Pascal Rossignol/File Photo
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Les Terriens ont surconsommé l'ensemble des ressources naturelles que la nature peut renouveler en une année. A partir de ce mercredi et pour les cinq prochains mois de 2018, l'humanité va donc vivre à crédit.

Le 1er août est "la date à laquelle nous aurons utilisé plus d'arbres, d'eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber", explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network. "Il nous faudrait aujourd'hui l'équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins", souligne WWF dans un communiqué.

Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du "jour du dépassement" au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, il était intervenu le 3 août.

Le mouvement "s'est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage", explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle. "On met à mal la capacité de la planète à se régénérer", en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle.

La situation diffère fortement selon les pays. "Nous avons des responsabilités différentes : des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte", souligne Pierre Cannet de WWF. Si l'ensemble de l'humanité vivait comme eux, le "jour du dépassement" interviendrait dès les 9 et 19 février. A l'inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

La planète s'épuise et ceux qui tentent de la protéger sont pris pour cible

En 2017, 207 défenseurs de l'environnement ont été assassinés selon l'ONG britannique Global Witness. Soit "la pire année enregistrée jusqu'ici".

L’Amérique latine concentre 60% de ces meurtres. Avec 57 assassinats, le Brésil arrive en tête du classement suivi par les Philippines, la Colombie et le Mexique.

L'industrie agroalimentaire est devenu le premier secteur lié aux meurtres d'activistes, juste devant l'extraction minière.

Avec agence