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Les Sud-Coréennes contre les caméras-espion

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Les Sud-Coréennes contre les caméras-espion

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"Non aux caméras-espion". Elles étaient 70 000, selon les organisateurs, à être descendues dans les rues de Séoul pour protester contre ce qui devient, au fil des années, un problème de masse en Corée du Sud.

Des caméras miniatures que des voyeurs cachent afin de filmer l'intimité des femmes. En Corée, elles ont même un nom : les molkas. Les témoignages sont rares. A visage cachée, Elin accepte de raconter son quotidien.

"J'ai toujours eu peur qu'il puisse il y a avoir des molkas dans les toilettes de mon entreprise ou sous mon bureau. Mais la menace peut aussi venir des piscines publiques, des salles de sport, des hôtels et même dans la rue".

Pour se rendre compte de l'ampleur du phénomène, un chiffre : l'an dernier en Corée du Sud, la police a reçu 6500 signalements pour des molkas, et la tendance est à la hausse.

Les voyeurs sont souvent des hommes parfaitement intégrés dans la société : professeurs, médecins, ou même pasteurs...Quand ils sont arrêtés, ils écopent la plupart du temps d'une simple amende ou de peines de prison avec sursis.

L'ampleur de la manifestation de samedi donne toutefois de l'espoir aux Sud-Coréennes. La libération de leur parole notamment suite au mouvement #metoo pourrait aider à faire évoluer les mentalités.