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Les nombreux hommages à Kofi Annan

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Les nombreux hommages à Kofi Annan

Les nombreux hommages à Kofi Annan
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"J'ai essayé de placer l'être humain au centre de tout ce que nous entreprenons" ce sont les mots que Koffi Annan a déclaré lorsque le prix Nobel de la paix lui a été remis à Oslo, en 2001. Il a été récompensé pour ses "efforts en faveur d'un monde mieux organisé et plus pacifique".

Décédé à l'âge de 80 ans après une courte maladie, le diplomate a dirigé les Nations-Unies pendant dix ans.

"Je pense que ce dont nous nous souviendrons le plus, c'est son dévouement à la paix et aux droits de l'homme. C'est aussi son éternelle conviction que la diplomatie, le dialogue et que les Nations Unies fonctionnent, qu'on peut éviter les conflits, qu'on peut les résoudre et qu'on ne doit jamais renoncer. Nous devons maintenir nos efforts. Nous devons continuer à nous défendre pour les droits de l'homme même si les obstacles nous semblent parfois insurmontables", déclare la porte-parole des Nations Unies, Ravina Shamdasani.

Sur les réseaux sociaux, le secrétaire général de l’ONU actuel salue son prédécesseur comme «une force qui guidait vers le bien». Depuis l'annonce de sa disparition, les hommages des dirigeants du monde entier se succèdent.

"Nous étions rempli de fierté de voir u n dirigeant africain affronter les problèmes du monde et trouver des solutions pour les résoudre. Nous nous inclinons face à lui", affirme Cyril Ramaphosa, le président de l'Afrique du Sud.

Tout commence le 17 décembre 1996 lorsque Kofi Annan prête serment pour devenir secrétaire général des Nations Unies. Premier secrétaire général issu de l'Afrique sub-saharienne, le Ghanéen a dirigé l'organisation pendant la période trouble suite aux attentats du 11-Septembre puis de la guerre en Irak. Il a également connu 2 épisodes sombres de l'histoire de l'ONU : le génocide rwandais et la guerre en Bosnie.

Indépendant face aux grandes puissances, il avait irrité Washington car il estimait "illégale" l'invasion de l'Irak en 2003 parce que cette opération n'avait pas été entérinée par le Conseil de sécurité.

En février 2012, il est choisi par l'ONU et la Ligue arabe pour mener une médiation dans la guerre en Syrie, mais il jette l'éponge cinq mois plus tard. Il accuse alors les grandes puissances d'avoir transformé son intervention en "mission impossible".

Venu à Paris en décembre 2017 pour le sommet sur le climat, Kofi Annan avait mis en garde contre "la démission des dirigeants actuels" face aux grands défis mondiaux. "On est dans le pétrin", ce sont ces mots lorsque il a été sujet de terrorisme, de réchauffement climatique ou encore de l'immigration.

Avec M. Annan, Ban Ki-moon, l'ancien médiateur de l'ONU pour la Syrie, l'ancienne présidente d'Irlande, et l'ancienne Première ministre norvégienne, avaient livré leur opinion sur différents sujets internationaux, de la lutte contre le réchauffement climatique à la crise au Proche-Orient.