DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Top 14: l'engouement catalan, l'autre force de l'USAP

Vous lisez:

Top 14: l'engouement catalan, l'autre force de l'USAP

Top 14: l'engouement catalan, l'autre force de l'USAP
Taille du texte Aa Aa

Un stade Aimé-Giral plein pour recevoir le Stade Français samedi, 40% d'abonnés en plus... Pas de doute: la ville de Perpignan est prête à revivre au rythme du rugby, pour les retrouvailles de l'USAP avec le Top 14, quatre ans après l'avoir quitté.

"Il ne reste que cinq cents places à la vente et, d'ici samedi, elles auront toutes trouvé preneur", assurait mardi à l'AFP le directeur général de l'USAP Denis Navizet. Chose faite dès le lendemain: "c'est officiel, nous sommes à guichets fermés pour affronter le Stade Français!", annonce le compte Twitter du club.

Et pour cause: les supporters catalans n'ont plus connu les joies de l'élite depuis la fin de la saison 2013-14 et le choc de la première rétrogradation de l'histoire du club. Une éternité pour ce monument de du rugby français, sept sacres nationaux au compteur - dont le dernier en 2009 - et qui n'avait jamais connu les divisions inférieures depuis son accession en 1911.

"On était déjà venu la saison dernière (en Pro D2), même pour voir Nevers ou Massy", s'enthousiasme Francis, un supporter des "Sang et or". "Alors Toulouse, Toulon ou le Stade Français, on ne va pas rater ça, pensez-vous!"

- 7400 abonnés -

Guerroyer à nouveau contre d'autres clubs historiques et espérer secrètement regoûter dans quelques années aux phases finales et aux joutes européennes: c'est ce qui a motivé Francis prendre pour la première fois un abonnement au stade Aimé-Giral. "Il existe une âme, un enthousiasme, une identité dans ce groupe qui nous ont convaincus".

Ce passionné n'est pas le seul à s'être laissé séduire: l'USAP a enregistré 40% d'abonnés en plus pour la saison à venir, dont "la moitié le fait pour la première fois", selon le président perpignanais François Rivière.

Claudine en fait partie, et a franchi le pas avec trois amis: "On a été enthousiasmés par l'ambiance des phases finales de Pro D2 (Perpignan a décroché le titre de deuxième division l'an dernier, ndlr) et motivés par le retour du Top 14 à Aimé-Giral", se justifie-t-elle.

Au total, ce sont 7400 supporters de l'USAP qui ont déjà souscrit au forfait annuel. "Et nous allons atteindre la barre des 8000, objectif que nous nous étions fixés", se réjouit le président François Rivière. Soit un contingent qui occupera plus de la moitié des 15 000 places d'Aimé-Giral.

- Identité régionale -

Cet élan nouveau, véhiculé par les supporters, s'explique aussi par la forte identité régionale portée par l'USAP, véritable porte-drapeau de la Catalogne française. Avec son principal étendard sportif de retour en Top 14, c'est toute la région qui retrouve de la visibilité et une occasion d'afficher ses valeurs.

"J'ai envie qu'Aimé-Giral soit vraiment une forteresse", martèle le directeur sportif Christian Lanta. "Que les équipes sachent que venir à Aimé-Giral ce n'est pas rien. Que ce n'est pas une légende."

Et pour y arriver, le réputé bouillonnant public perpignanais aura un rôle prépondérant. "La place de l'USAP est en Top 14 et pour cela, il faut que le territoire se mobilise derrière nous", souligne François Rivière. Christian Lanta abonde: "On en a besoin de ce public passionné, passionnel".

Et pour que ce dernier le soit encore plus, les dirigeants de l'USAP ont décidé de supprimer le grillage qui séparait les spectateurs des joueurs, pour une proximité maximale. Une mesure qui fait saliver des deux côtés... mais dont le Stade Français ne doit pas se réjouir avant de pénétrer dans l'arène catalane samedi.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.