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Brésil : l'exode des futures mères vénézuéliennes

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Brésil : l'exode des futures mères vénézuéliennes

Brésil : l'exode des futures mères vénézuéliennes
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REUTERS/Douglas Juarez
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Comme de nombreuses Vénézuéliennes, Angie a choisi de quitter son pays pour le Brésil. L’État frontalier de Roraima, dans le nord, est devenue la terre d'exil de prédilection pour les femmes enceintes.

Un choix délicat mais une évidence pour la future maman de 19 ans, qui tenait à offrir de meilleurs conditions de vie à son enfant en fuyant la crise politique et économique au Venezuela.

"C'est très difficile d'être une jeune femme enceinte et une jeune mère de famille dans mon pays. Au moins ici, je travaille en nettoyant les voitures, je dois me battre pour ma fille !", explique Angie Ramos.

Dans la maternité publique de Boa Vista, au Brésil, les accouchements de migrantes vénézuéliennes ont doublé entre 2016 et 2017. 566 enfants y sont nés l'an passé, un chiffre déjà dépassé pour 2018.

"Ici, vous avez à manger, le système éducatif fonctionne. Cela peut être un bon départ en tant que maman", témoigne Jessica Isabel Reyes.

"J'ai décidé de partir à cause du manque de nourriture entre autres. Il n'y a pas de travail là bas. Je n'avais rien pour m'occuper de mon bébé", surenchérit une autre jeune maman, Maria Teresa Lopez.

Le gouverneur de l’État de Roraima a demandé à la Cour suprême du Brésil de fermer la frontière pour pouvoir faire face à la crise de l'immigration. Une requête rejetée par le gouvernement fédéral pour des raisons humanitaires.