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Brésil: Bolsonaro blessé, son clan prend les rênes de sa campagne

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Brésil: Bolsonaro blessé, son clan prend les rênes de sa campagne

Brésil: Bolsonaro blessé, son clan prend les rênes de sa campagne
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Les fils du candidat d'extrême droite à l'élection présidentielle au Brésil, Jair Bolsonaro, donné favori du premier tour, ont pris dès samedi les rênes de la campagne de leur père, grièvement blessé jeudi lors d'un bain de foule.

Jair Bolsonaro "se remet, il ne pourra probablement pas descendre dans la rue pendant cette campagne, mais, nous, nous le pouvons", a déclaré à des journalistes Flavio Bolsonaro, l'aîné des cinq enfants du candidat du Parti social libéral (PSL).

Depuis l'attaque dont a été victime leur père, poignardé en pleine rue par un ex-militant de gauche, Flavio et Eduardo Bolsonaro, tous les deux députés, se sont transformés en porte-paroles et multiplient les apparitions publiques.

En soins intensifs, Jair Bolsonaro "est conscient" et son état "sans fièvre ni autre signe d'infection" est jugé bon, ont fait savoir samedi les médecins de l'hôpital Albert Einstein de Sao Paulo.

C'est là que l'ancien capitaine de l'armée, âgé de 63 ans, a été transféré vendredi depuis le sud-est du pays où il avait été opéré après avoir été poignardé dans l'abdomen.

Sur une photo diffusée samedi sur Twitter par son fils Flavio, le candidat convalescent apparaît assis dans un fauteuil d'hôpital, équipé d'une sonde respiratoire et imitant une arme avec ses mains, un geste qui avait déjà soulevé la controverse pendant la campagne.

"Mon père va de mieux en mieux et a commencé la kinésithérapie. Un grand merci à tous pour la force et les prières", a écrit Flavio Bolsonaro.

Député depuis 27 ans, Jair Bolsonaro a été marié trois fois et est père de cinq enfants. Ses trois fils aînés, issus de son premier mariage, font également carrière dans la politique. En droite ligne avec les idées de leur père, ils sont également de fervents admirateurs de la dictature militaire (1964-1985).

Un clan qui suscite la fierté de l'ancien militaire, même s'il a qualifié de "faiblesse" la naissance de sa cinquième descendante et seule fille, Laura, 7 ans.

- Sur les réseaux sociaux -

Pour au moins les dix jours qui viennent, la chambre d'hôpital du candidat devrait se transformer en véritable QG de campagne. Bolsonaro pourrait d'abord se remettre en selle à travers les réseaux sociaux. "Le programme sera réalisé via internet, avec des vidéos (de Bolsonaro). Il est irremplaçable", a déclaré le président du PSL, Gustavo Bebianno, au quotidien O Globo.

A un mois du premier tour, le candidat à la vice-présidence, Hamilton Mourao, un général de réserve de 64 ans qui déclarait en 2017 que si la situation politique continuait de se dégrader, l'armée serait obligée d"imposer une solution", va également se retrouver en première ligne.

Jair Bolsonaro arrive largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle du 7 octobre (22%), selon un sondage publié la veille de l'attaque et le premier réalisé après la récente invalidation de la candidature de l'ex-président Lula, jusque-là grand favori.

Mais si le sondage montrait que le député d'extrême droite serait battu au second tour par la quasi totalité des candidats, l'attentat de jeudi pourrait rebattre les cartes.

La police fédérale a annoncé samedi un renforcement des mesures de sécurité entourant les candidats à la présidentielle, sans les détailler. Jusqu'à présent, chaque candidat pouvait disposer du concours de 21 agents fédéraux chargés de sa protection pendant la campagne.

L'attaque contre Bolsonaro a d'ores et déjà eu un impact sur la campagne de ses adversaires, les forçant à modérer leur discours.

Le conservateur Geraldo Alckmin, qui avait fait de Bolsonaro la cible de ses critiques, lui a souhaité un "prompt rétablissement".

Quant au Parti des travailleurs (PT) de l'ex-président de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, emprisonné pour corruption, il s'est abstenu de toute référence à l'attaque. Il a jusqu'à mardi pour désigner un remplaçant à l'ancien président, sous peine d'être exclu de la course.

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