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Violences à Bassorah : la réponse de Bagdad

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Violences à Bassorah : la réponse de Bagdad

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A Bassorah, la deuxième ville d'Irak, les rues portent les stigmates d'une semaine insurrectionnelle. Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a dénoncé samedi le "sabotage politique", qui a provoqué selon lui la colère des habitants.

Convoqué devant le Parlement pour une réunion de crise, M. Abadi a appelé à faire la distinction entre ce qu'il a dénoncé comme "la dimension politique" du mouvement et "la question des services publics".

Le gouvernement a annoncé l'envoi d'une délégation à Bassorah et l'ouverture d'une enquête sur les forces de sécurité qui "ont échoué dans leur tâche" de protéger les bâtiments officiels et le consulat d'Iran.

A feu et à sang

Douze personnes sont mortes depuis lundi dans des manifestations violentes et réprimées dans le sang. Dans les hôpitaux, des dizaines de blessés reçoivent des soins. Les mêmes hôpitaux qui ont accueilli les milliers d'habitants empoissonnés par l'eau courante pendant l'été.

L'absence de services publics, le marasme économique et la corruption ; c'est ce que dénoncent les manifestations incessantes depuis juillet dernier dans cette région pourtant riche en gisements pétroliers.

Un cap a été franchi cette semaine à Bassorah : des bâtiments officiels, dont le consulat d'Iran, et locaux de partis politiques, ont été incendiés. Samedi soir, des hommes ont occupé une raffinerie de pétrole proche de la ville.

Quatre roquettes se sont abattues ce matin dans l'enceinte de l'aéroport, sans perturber le trafic. Un couvre-feu a été imposé à partir de 16 h dans toute la ville.

Avec AFP