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Ligue Europa: Kevin Trapp, ou le bonheur de revenir au pays

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Ligue Europa: Kevin Trapp, ou le bonheur de revenir au pays

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"Nous avons réussi à faire revenir une idole !": Adi Hütter, l'entraîneur de l'Eintracht Francfort, ne cesse de se réjouir du retour de Kevin Trapp, barré au PSG par Areola et Buffon et qui sera un atout majeur de sa nouvelle équipe jeudi (18h55) en Ligue Europa à Marseille.

"J'avais plusieurs offres, mais pour moi il était clair que je voulais absolument revenir à Francfort si la possibilité m'en était donnée", avait révélé fin août lors de sa présentation par le club allemand le gardien international de 28 ans, qui jouit outre-Rhin d'un statut privilégié.

"J'ai passé ici trois années fantastiques (de 2012 à 2015), et nous sommes toujours restés en contact", avait-il ajouté.

Son directeur sportif Bruno Hübner se frotte lui aussi les mains: "Le fait qu'un international se soit décidé pour nous, de préférence à d'autres grands clubs, en dit long sur la valeur de notre club".

Porteur d'espoirs nouveaux, celui qui n'a joué que quatre matches de championnat de France la saison dernière se retrouve d'un coup en position de chef de file indispensable, attendu comme l'un des hommes clé d'une équipe qui peine encore à trouver son équilibre.

- Deux matches, deux défaites -

Le lendemain de son arrivée, il était déjà titularisé contre Brême, pour la deuxième journée de championnat. "Il a apporté son calme et sa sûreté, malgré son manque de préparation avec l'équipe", notait avec satisfaction la presse locale au lendemain du match.

Etrangement, la seule victoire de Francfort cette saison est antérieure à l'arrivée de Trapp. C'était contre Fribourg (2-0) pour l'entame de la Bundesliga. Avec l'ex-Parisien, l'équipe a joué deux fois et perdu deux fois: à domicile contre Brême (2-1) et en déplacement à Dortmund (3-1).

Mais le paradoxe n'est qu'apparent: contre Brême, alors que son équipe était en infériorité numérique, Trapp a fait des miracles pour maintenir les siens dans la partie, ne concédant finalement le but de la défaite qu'à la 6e minute du temps additionnel, sur un coup franc direct à peu près imparable.

Et à Dortmund vendredi soir, c'est l'équipe tout entière qui a cédé dans les 20 dernières minutes, après avoir livré pendant plus d'une heure un match rigoureux et tactiquement intelligent. "Evidemment Dortmund a une super-équipe, mais nous pouvons être déçus", a déclaré Trapp au coup de sifflet final: "Nous n'avons pas concédé tant d'occasions. J'ai l'impression que Dortmund a tiré trois fois au but et qu'ils ont marqué trois fois".

- "Bien sûr Löw a joué un rôle" -

Jeudi à Marseille, c'est une autre compétition qui commence, et Trapp espère bien en profiter pour se montrer, sur la scène européenne cette fois. Très souvent convoqué en équipe nationale comme troisième gardien, il ne compte pourtant que trois sélections. Il sait qu'il a besoin de temps de jeu pour relancer ses chances de jouer avec la Mannschaft. "Bien sûr que Andi Köpke (entraîneur des gardiens de la Mannschaft) et Jogi Löw ont joué un rôle dans ma décision" de venir à Francfort, n'hésite-t-il d'ailleurs pas à affirmer.

Après avoir fait banquette à Paris, il est provisoirement sans concurrence dans son club. Francfort s'est en effet mis en quête d'un gardien de toute urgence fin août, lorsque le Danois Frederik Rönnow, arrivé de Bröndby IF à l'intersaison pour être le titulaire, s'est blessé au genou. Trapp va donc profiter pendant quelque temps d'un statut d'intouchable. A lui de démontrer, contre Marseille jeudi et ensuite en Bundesliga, qu'il peut devenir "l'idole" qu'attendent les supporters de l'Eintracht.

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