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Pollution au chlordécone : un timide pas en avant

Pollution au chlordécone : un timide pas en avant
Tous droits réservés Thomas Samson/Pool via Reuters
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Par Anne-Lise Fantino
Publié le
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Lors de sa visite en Martinique, le Président français Emmanuel Macron a promis une révision du registre des maladies professionnelles pour les salariés exposés au chlordécone, mais refuse de reconnaître la responsabilité de l'herbicide dans l'épidémie de cancer qui touche les Antilles.

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Emmanuel Macron s'est engagé partiellement sur le chlordécone, au cours de sa visite aux Antilles, un après sa venue qui a suivi le passage de l'ouragan Irma.

Ce jeudi, en Martinique, le Président français a dénoncé l'utilisation de ce pesticide, répandu dans les bananeraies jusqu'en 1993. Cet herbicide puissant, est considéré comme un perturbateur endocrinien, et comme cancérogène par l'OMS. Il a contaminé les nappes phréatiques, et les cas de cancer de la prostate sont ici deux fois plus nombreux qu'en métropole.

Mais le chef de l'Etat reste prudent sur l'hypothèse d'indemnisations.

Pour Emmanuel Macron, "l'état des connaissances scientifiques (...) ne permet pas de certifier" la dangerosité de la molécule pour la santé humaine. "Il ne serait pas responsable de dire qu'il y a une réparation individuelle pour tous", a-t-il souligné. Il est en revanche "possible d'avancer davantage sur la question des maladies professionnelles pour les personnes particulièrement exposées à la molécule", selon lui. 

En 2013 , l'Institut National contre le cancer, alors dirigé par l'actuelle ministre de la santé Agnès Buzyn, avait bloqué une étude à ses débuts, qui visait à étudier les liens entre cancer de la prostate et chlordécone, selon le Monde.

Emmanuel Macron a promis deux milliards d'euros d'investissement aux Antilles, d'ici quatre ans.

Le chef de l'Etat doit poursuivre son déplacement en Guadeloupe, ce vendredi, pour aborder un autre dossier sanitaire : celui des algues sargasses. Des algues aux émanations toxiques qui envahissent les plages de l'île et pénalisent le secteur touristique.

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