DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

UBS : le procès symbole de l'évasion fiscale

UBS : le procès symbole de l'évasion fiscale
Taille du texte Aa Aa

Bradley Birkenfeld, est l'homme qui a révélé le scandale d'évasion fiscale au sein de la banque suisse UBS. Ce matin, au tribunal de Paris, il est venu offrir son livre à l'avocat d'UBS. C'est sur cet échange plein de sourires mais un peu crispé que s'est ouvert un procès que beaucoup attendent car il est un peu le symbole des années fastes de l'évasion fiscale. Les audiences devraient être nombreuses et UBS, déjà condamnée dans d'autres affaires similaires, attend de pouvoir enfin se défendre face à la justice française.

"Je crois, a dit Denis Chemla, avocat d'UBS, que la presse s'en est déjà fait largement l'écho. Tout le monde sait de quoi nous sommes accusés, nous allons nous défendre et démontrer que rien de tout cela n'est établi.

- Les banques suisses n'ont jamais caché l'argent ? demande un journaliste.

- Je vous invite à venir nous écouter, vous en apprendrez beaucoup".

Bradley Birkenfeld est un ancien employé d'UBS. Dans son livre, il raconte comment pendant des années UBS a recruté des clients - notamment en France - pour placer leur argent dans des sociétés off-shore.

"Il s'agit d'une entreprise mondiale, dit-il, qui opérait d'une façon grâce à laquelle des banquiers suisses allaient sur les différents marchés, le marché français en particulier, et de façon plus importante cela montre que les banquiers locaux d'UBS ici en France aidaient les banquiers offshore d'UBS en Suisse".

Le dossier porte sur plus de dix milliards d'euros non déclarés, et donc sur ces méthodes illégales de prospecteurs de nouveaux aspirants à la fraude fiscale.

La banque et plusieurs de ses dirigeants en France et en Suisse comparaissent pour "démarchage bancaire illégal" et "blanchiment aggravé de fraude fiscale".

Le groupe encourt une amende pouvant se monter à "jusqu'à la moitié de la valeur des fonds sur lesquels ont porté les opérations de blanchiment", selon le code pénal, soit cinq milliards d'euros.