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Grand Prix de Tachkent : Le judo du Kosovo scintille

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Grand Prix de Tachkent : Le judo du Kosovo scintille

Grand Prix de Tachkent : Le judo du Kosovo scintille
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Le public ouzbek ne le savait probablement pas mais, dans le sillage de Majlinda Kelmendi, le judo féminin du Kosovo est en train de devenir une référence internationale. A l'occasion de la première journée du grand Prix de Tachkent, trois athlètes kosovares ont atteint une finale.

Le Kosovo, puissance du judo féminin

Majlinda Kelmendi confirme son retour au plus haut niveau express. Après un an passé loin des tatamis, elle avait déjà impressionné en atteignant la finale de son tournoi de reprise, le Grand Slam d'Abu Dhabi il y a quinze jours.

En Ouzbékistan, la double championne du monde et championne olympique à Rio a terrassé la Suissesse Evelyne Tschopp en finale des moins de 52 kg.

« Le Judo, ce n'est pas ce que je fais, c'est ce que je suis, raconte Majlinda Kelmendi. Ces quatorze derniers mois, j'étais blessée, c'était comme si je ne vivais plus. J'essayais de faire des choses mais je n'étais pas heureuse. Croyez-moi, cette médaille d'or représente tellement pour moi. Je ressens autant de choses que lors des JO à Rio. C'est pour ça que j'aime le judo. »

Le Kosovo rapporte une deuxième médaille d'or de Tachkent. Succès chez les moins de 48 kg pour Distria Krasniqi. La cinquième victoire en Grand Prix pour l'ancienne championne du monde juniors. En finale, Krasniqi domine la Hongroise Eva Csernoviczki avec un o-uchi-gari imparable.

En moins de 57 kg, Nora Gjakova a, elle, échoué en finale. Une contre-performance pour la championne d'Europe en titre, qui restait sur une belle victoire au Grand Slam d'Abu Dhabi. L'Allemande Theresa Stoll s'est montrée beaucoup trop solide vendredi.

L'Ouzbékistan, privé d'or devant son public

Chez les hommes, le héros du jour est Slovène et combat chez les moins de 66 kg. Adrian Gomboc remporte le troisième Grand Prix de sa carrière après Budapest 2016 et Agadir 2018.

Il s'est sorti d'une finale difficile face à un judoka local, Sardor Nurillaev, dans une atmosphère électrique.

« J'ai toujours aimé affronter les athlètes locaux, se réjouit-il. Encore plus aujourd'hui avec cette ambiance incroyable. C'était un plaisir de me mesurer à un judoka local, ça m'a encore plus motivé, ça m'a poussé à tout donner. C'était très serré pendant le kumi kata mais j'ai réussi à le basculer et assurer la victoire. »

Les derniers espoirs de médaille d'or pour le public ouzbek reposaient sur les épaules de Diyorbek Urozboev, qualifié pour la finale des moins de 60 kg.

Mais là-aussi, le médaillé de bronze olympique et mondial a échoué. A sa décharge, il est tombé sur un Boldbaatar Ganbat des grands jours. A 31 ans, le Mongol, champion du monde 2014, reste toujours aussi dangereux.

Maigre lot de consolation, le titre honorifique de mouvement du jour est pour Shakram Akhadov, en moins de 66 kg. Une projection d'anthologie pour l'Ouzbek qui a soulevé les vivas de la foule acquise à sa cause.