General Motors va supprimer des milliers d'emplois

C'est une cure d'amaigrissement qui va donner le tournis aux salariés de General Motors. Le géant de l'automobile américain annonce ce lundi des milliers de suppressions d'emplois. Sept sites, dont un au Canada et quatre aux Etats-Unis, sont concernés.
Cela représente 15% des 180 000 salariés que comptent le groupe dans le monde, selon le dernier décompte de la fin 2017. Le management devrait notamment être réduit d'un quart. L'objectif d'un tel traitement de choc : réaliser 6 milliards de dollars d'économie d'ici 2020, afin de gagner en compétitivité.
"Les mesures que nous prenons aujourd'hui nous permettent de poursuivre notre transformation pour être plus agiles, résistants et profitables", a affirmé la PDG Mary Barra, citée dans un communiqué.
"Nous sommes conscients du fait qu'il nous faut anticiper sur les changements du marché et les goûts des consommateurs pour que notre entreprise soit bien positionnée pour connaître le succès sur le long terme".
Les investisseurs contents...
Les investisseurs ont apprécié la nouvelle: l'action GM s'envolait de près de 6% à 16H45 GMT.
C'est la restructuration la plus importante de General Motors depuis sa faillite il y a dix ans. Le constructeur souhaite être certain de pouvoir investir dans les véhicules autonomes et, électriques, dans un contexte de ralentissement du marché automobile nord-américain.
...Donald Trump beaucoup moins
Un bug dans la machine de Donald Trump, lui qui avait fait campagne sur le retour des usines aux Etats-Unis, et notamment dans l'Ohio, l'un des Etats concernés par les suppressions d'emplois.
Le président américain Donald Trump, qui ne cesse de vanter ses efforts pour dynamiser le secteur industriel aux Etats-Unis, s'est déclaré lundi "mécontent" de cette annonce. Il a précisé avoir parlé avec Mary Barra, la présidente du premier constructeur automobile américain. "Je lui ai dit que j'étais mécontent", a-t-il ajouté.