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Crise ukrainienne : une "provocation" selon Poutine

Crise ukrainienne : une "provocation" selon Poutine
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Vladimir Poutine tenait ce jeudi sa conférence de presse annuelle. Un rendez-vous lors duquel le président russe a balayé les grands dossiers internationaux. Il a répondu aux questions de notre correspondante sur les tensions entre Kiev et Moscou, qui ne cessent de croître après l'incident survenu en mer d'Azov.

"L'ONU a adopté une résolution sur la militarisation par la Russie de la mer d'Azov, de la Crimée et d'une partie de la mer Noire", souligne Galina Polonskaya, correspondante d'Euronews en Russie. "Après ce qui est arrivé aux navires ukrainiens dans le détroit de Kertch, il a été rapporté que la Russie fournissait des équipements militaires à la Crimée. Pourquoi la Russie veut-elle des renforts militaires en Crimée ? Et la Russie est-elle prête à déclarer l'ensemble de la zone maritime comme son territoire ?"

"C'était une provocation délibérée dans le cadre de la campagne électorale de Monsieur Porochenko", répond Vladimir Poutine. "Comme nous l'avons déjà dit dans les médias, nous avons donné l'ordre d'avoir accès au journal de bord, et il mentionnait de "passer clandestinement". Qu'est-ce que ça veut dire "clandestinement" ? Sans la coopération des commandants, personne ne le saura. Et ceux qui mènent le bal à Kiev, qui donnent le ton, parlent du fait qu'ils sont prêts à faire sauter le pont. Nous ne pouvons pas permettre que cela arrive.

"Quant au statut de la mer d'Azov, nous avons un traité depuis 2003 et il précise que la zone côtière de 5 kilomètres, qui ne se base pas sur les normes internationales, de 12 milles marins, mais ces 5 kilomètres à compter de la côte sont les eaux territoriales de l'État, qu'il s'agisse de la Russie ou de l'Ukraine, et le reste de la mer est commun aux deux pays. Et lorsque nos pêcheurs ont été arrêtés, ils l'ont été dans ces eaux neutres, ils n'entraient pas dans les eaux territoriales. Et ils sont toujours détenus, y compris le capitaine. Et Euronews n'en parle pas, comme si c'était monnaie courante. Il en va de même pour les autres marins, y compris l'équipage d'un cargo. Toute l'équipe est détenue quelque part et personne n'en parle. Nous sommes prêts à respecter nos accords et nous ne prenons aucune mesure unilatérale".

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