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Colère en RDC après le troisième report électoral

Colère en RDC après le troisième report électoral
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REUTERS/Kenny Katombe
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La "première transmission pacifique" du pouvoir en République démocratique du Congo attendra encore au moins une semaine. Les élections supposées désigner le successeur du président Joseph Kabila ont de nouveau été reportées de sept jours. Officiellement, c'est en raison d'un incendie qui a détruit du matériel électoral à Kinshasa le 13 décembre dernier.

Près du siège du parti historique d'opposition UDPS, qui présente un candidat à la présidentielle, des manifestants n'y croient pas et réclament la tenue des élections générales, ne supportant plus ces reports.

Nestor Basekele, manifestant :

"Je vous dis que Kabila ne parviendra pas à organiser les élections, c’est un dictateur."

Mousa, partisan de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social :

"On vous a laissé deux ans et vous avez été incapables et vous demandez encore une semaine? On dit non ! Parce que dimanche on ira tous aux élections."

Cinq personnes ont été arrêtées par la police après ces manifestations.

Les élections générales doivent donc se tenir le 30 décembre prochain. mais la campagne électorale, rattrapée par la violence, s'arrête bien dès ce vendredi.

Le deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila aurait dû s'achever le 20 décembre 2016. Mais à deux reprises, la tenue des scrutins avait été reportée, officiellement faute de moyens financiers, puis en raison du retard pris par l'enregistrement d'électeurs dans la région troublée de Kasaï. L'opposition congolaise est bien évidemment furieuse...

Trois principaux candidats se détachent parmi les prétendants à la succession de Kabila : son "dauphin", le candidat du pouvoir Emmanuel Ramazani Shadary, et les deux frères ennemis de l'opposition, Félix Tshisekedi (UDPS) et Martin Fayulu.