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France-Italie : la grande dispute

France-Italie : la grande dispute
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Par Euronews
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Après les propos polémiques des dirigeants italiens sur l'attitude de la France envers l'Afrique et sa responsabilité dans le dossier de l'immigration, Matteo Salvini a poursuivi hier ses attaques contre Emmanuel Macron.

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Avant, la France et l'Italie étaient amies. Mais ça, c'était avant. Quoique dise le Président du Conseil italien au sujet de l'amitié historique entre Rome et Paris, les relations ne cessent de se détériorer...

Après les propos polémiques des dirigeants italiens sur l'attitude de la France envers l'Afrique et sa responsabilité dans le dossier de l'immigration, Matteo Salvini a poursuivi hier ses attaques dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, des attaques cette fois ciblées sur Emmanuel Macron :

"Il nous donne des leçons de générosité, de bonté, d'hospitalité, de solidarité, puis il rejette des milliers de migrants à la frontière italienne, à Vintimille et dans le Piémont. J'espère que les Français seront bientôt en mesure de se débarrasser d'un très mauvais président."

"Combines"

Luigi Di Maio, le vice-président du Conseil italien, accuse de son côté la France d'appauvrir l'Afrique et favoriser l'immigration : "Si la France n'avait pas les colonies africaines, parce c'est bien comme ça qu'il faut les appeler, elle serait la 15e force économique mondiale. Au lieu de cela, elle est parmi les premières grâce à ses combines en Afrique".

Parmi ces "combines" dont parle le Numéro Deux italien, le fait que la France imprime la monnaie, les francs CFA, de quatorze pays africains, de quoi les appauvrir et favoriser l'immigration selon lui.

Hier l'ambassadrice italienne a été convoquée au ministère français des Affaires Etrangères.

"A vomir"

Les relations entre Paris et Rome se sont rafraîchies quand cet été, quelques semaines après l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite en Italie, les ports italiens ont été fermés aux migrants, suscitant les critiques françaises.

Mercredi, Nathalie Loiseau, la ministre française des Affaires européennes, a réagi à la sortie du Conseil des ministres en déclarant qu'elle n'avait pas l'intention de concourir au petit jeu de qui sera "le plus bête". Mais elle a déclaré qu'elle ne se rendrait pas en Italie tant que le climat ne se serait pas apaisé.

Face à ce climat délétère_, "nous continuerons à travailler avec les institutions du gouvernement français, avec les institutions européennes et les autres pays, pour trouver des solutions partagées_", a néanmoins promis Giuseppe Conte.

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