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Implants mammaires : l'interdiction de certains modèles en France

Implants mammaires : l'interdiction de certains modèles en France
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Retirés au nom du principe de précaution… En France, les implants mammaires à enveloppe macrotexturée du même type que les Biocell d'Allergan et les prothèses à pellicule de polyuréthane sont désormais interdits. L'Agence nationale des produits de santé les soupçonne de favoriser une forme de cancer rare mais très agressive, le lymphome anaplasique à grandes cellules. 59 cas ont été recensés parmi des femmes porteuses d'implants depuis 2011. Trois en sont mortes. L'ANSM s'efforce néanmoins d'être rassurante.

« La différence qu'il y a entre une prothèse microtexturée et une prothèse macrotexturée, c'est la différence entre une peinture mate et un crépi, explique prosaïquement le Pr Laurent Lantieri, chirurgien plastique à l'hôpital Georges Pompidou. C'est beaucoup plus abrasif, et c'est vraiment ce côté abrasif qui pose un problème, qui peut provoquer une irritation chronique et qui va provoquer éventuellement un cancer. »

Pour Françoise Cote, ancienne victime et membre de l'association Dans l'enfer des prothèses mammaires, cette interdiction qui concerne six fabricants, ne suffit pas.

« Maintenant, ils ont pris une décision sur les macro. Mais on oublie les nano, on oublie le microtexturées, on oublie les prothèses lisses, déplore-t-elle. C'est mieux que rien mais ce n'est pas assez. »

La France est le tout premier pays à interdire ces implants, mais d'autres pourraient suivre, notamment les États-Unis et le Canada où des décisions sont attendues dans les prochaines semaines.