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Sri Lanka : l'enquête se poursuit

L'Eglise Saint-Sebastian, une des cibles des attaques-suicide au Sri Lanka
L'Eglise Saint-Sebastian, une des cibles des attaques-suicide au Sri Lanka
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Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué mardi les attaques suicides contre des églises et hôtels de luxe qui ont fait plus de 320 morts et 500 blessés le dimanche de Pâques au Sri Lanka, attentats parmi les plus meurtriers depuis le 11 septembre 2001.

Sur des images de vidéosurveillance, on peut apercevoir le parcours de l'un des kamikazes présumés des attentats de dimanche au Sri lanka. Un homme avec un sac à dos entre dans l'église Saint Sébastian de Negombo, au nord de la capitale, en pleine messe de Pâques, avant de se faire exploser.

Lors d'une rencontre avec des diplomates étrangers, le président du Sri Lanka, Maithripala Sirisena, a montré des photos d'individus soupçonnés d'avoir commis ces attentats à la bombe dans plusieurs hôtels et église de la capitale Colombo.

Alors que les autorités locales attribuaient ces attaques au National Thowheeth Jama’ath (NTJ), un groupe islamiste local, l'État islamique a revendiqué les attentats par l'intermédiaire de son agence de presse AMAQ peu de temps après.

Le premier ministre Sri Lankais Ranil Wickremesinghe s'est ensuite exprimé devant la presse : ''Nous sommes amenés à penser qu'il y a des liens avec l'étranger, certains éléments de preuve le montrent. Donc, si l'Etat islamique l'a revendiquée, nous donnerons suite à cette revendication. Il y avait des suspicion sur la possibilité que l’état islamique soit en lien avec ces attaques."

Le Sri Lanka bénéficie d'aide internationale dans l'enquête et cherche à savoir si le NTJ a bénéficié d'un soutien logistique international. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si le groupe local a pu bénéficier d’un soutien logistique étranger. Selon les premiers éléments de l'enquête, ces attentats auraient été commis en représailles au carnage des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Une alerte diffusée il y a dix jours

Selon Janis Mackey, correspondante de NBC NEWS explique : "Les autorités semblaient savoir depuis des semaines qu'il y avait un risque potentiel d'attaque. L'Inde a fait passer un long message d'alerte les avertissant de la possibilité d'un plan en cours de réalisation par ce groupe local qui a déjà mis le feu aux poudres en inde. Il y avait aussi une note de sécurité datant du 11 avril sur laquelle étaient inscrits les noms et adresses des personnes soupçonnées d'être proches de ce groupe" avant de poursuivre : "la police a pu arrêter 40 personnes dans les 48 heures suivant ces attentats à la bombe. Cela laisse à penser qu'ils avaient assez d’informations pour savoir où chercher ces personnes. La question reste désormais : pourquoi ces renseignements n'ont-ils pas été transmis à la police ?"