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Top 14: Toulouse brise sa malédiction contre Castres

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La précision chirurgicale du pied de Thomas Ramos a permis au Stade Toulousain de mettre fin à une série de cinq défaites face à son voisin Castres, samedi lors d'un derby tendu et à suspense (21-20) de la 23e journée de Top 14, et de se qualifier pour les demi-finales.

L'arrière-buteur des Rouge et Noir a en effet réussi sept pénalités, à 100% de réussite, dont une de 55 mètres et la dernière à quatre minutes de la fin pour permettre à son équipe de reprendre l'avantage.

L'ouvreur de Castres Benjamin Urdapilleta a ensuite eu la balle de match après la sirène, mais il a commis un en-avant au moment d'armer son drop.

"Je ne comprends pas comment on a pu perdre ce match. Il y a une espèce de gâchis, une forme d’impatience qui nous a été préjudiciable, à l’image de ce drop en fin de match", a déploré le manager castrais Christophe Urios.

Toulouse peut savourer sa première victoire dans le derby depuis novembre 2016, qui plus est sur le terrain du CO. Six jours après son élimination en demi-finale de Coupe d'Europe face au Leinster (30-12) et malgré une équipe remaniée, il a rebondi et déjà validé son billet pour le dernier carré du championnat, les 8 et 9 juin à Bordeaux, après la défaite de Lyon un peu plus tard à Agen (25-15).

Il l'a fait à l'issue d'un derby acharné, dans lequel il a répondu par le combat à défaut de produire du jeu. Les Toulousains ont ainsi échoué à inscrire un essai pour la première fois de la saison en Top 14, la deuxième de suite en comptant la défaite européenne de dimanche dernier.

- La faillite des buteurs castrais -

"C’était un match vraiment stressant et c’est un très bon résultat. On a gagné le match à la castraise", a constaté l'entraîneur des avants toulousains, William Servat.

Les Tarnais, accusés de jouer un rugby pénible, ont eux franchi trois fois la ligne et décroché un double point de bonus au goût amer dans la course pour recevoir en barrages.

Leurs buteurs, Benjamin Urdapilletta ou Rory Kockott, n'étaient pas dans un bon jour, réussissant seulement une pénalité, pour cinq échecs (dont une transversale et un poteau pour Kockott) qui pèsent lourd au final.

A la pause, les champions de France, dominateurs en mêlée et dans les rucks, étaient pourtant en tête grâce à un essai de pénalité, justement accordé après une mêlée (7-6, 40+1), alors qu'ils étaient en supériorité numérique, à 15 contre 13.

Mais ils ont ensuite commis des maladresses. Une touche perdue dans les 22 mètres toulousains a abouti, 60 mètres plus loin, à une pénalité de Ramos permettant au Stade de repasser devant (9-7, 47e).

Grâce à deux essais marqués coup sur coup (Vialelle 61e, Kockott 64e), mais non transformés, après deux autres pénalités toulousaines (54e, 60e), le CO est repassé devant (17-15. Mais il a de nouveau permis à Ramos d'ajuster la mire (18-17, 71e).

Rebelote à quatre minutes de la fin, alors qu'Urdapilleta venait de lui redonner l'avantage (20-18, 75e), lors de la seule tentative réussie par les buteurs tarnais.

Ramos, lui, s'est au contraire montré imperturbable au pied, passant sa 7e pénalité de l'après-midi, à la 77e minute, pour permettre à Toulouse d'effacer une ardoise de plus de deux ans et demi face à Castres.

"Oui, 100 % c’est bien la différence se fait aussi sur la réussite des buteurs. Mais nos avants ont fait un sacré travail", a constaté Ramos.

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