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Le sultan de Brunei tente d'apaiser les critiques avec son moratoire sur la peine de mort

Le sultan de Brunei tente d'apaiser les critiques avec son moratoire sur la peine de mort
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Depuis plus de 20 ans, aucune exécution capitale n' a eu lieu au sultanat de Brunei et l'entrée en vigueur du nouveau code pénal islamique ne changera rien. C'est ce qu'a précisé le sultan Hassanal Bolkiah cherchant à apaiser les innombrables critiques auxquels son pays fait face. Il a aussi promis que Brunei ratifierait la convention des Nations unies contre la torture, signée il y a plusieurs années...

Il n'empêche que le nouveau code pénal islamique, la charia, entré en vigueur en avril, prévoit la condamnation à mort par lapidation en cas d'homosexualité et d'adultère et l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs... Le vol et le viol sont aussi passibles de peine de mort, de même que "l'insulte au Prophète Mahomet" et cela s'appliquera aux musulmans comme aux non-musulmans.

Cette charia a poussé certaines stars comme George Clooney et Elton John à appeler au boycott des hôtels appartenant au sultanat à Londres, Paris, Los Angeles etc...

Plusieurs multinationales les ont suivis et certaines compagnies de voyages ont arrêté de promouvoir Brunei en tant que destination touristique.

Certains crimes pouvaient déjà être punis de la mort par pendaison dans le cadre du code civil, mais Brunei n'a procédé à aucune exécution depuis plusieurs décennies.

Détails du discours du sultan Hassanal Bolkiah

Dans un discours télévisé, le sultan a donc déclaré : "je suis conscient qu'il y a beaucoup de questions et de mauvaises perceptions à propos de la mise en place" du nouveau code pénal. "Il ne devrait y avoir aucune inquiétude concernant la charia, car elle est pleine de la miséricorde et des bénédictions d'Allah", a-t-il affirmé, selon une traduction officielle de ses propos. "Comme il est évident depuis plus de deux décennies, nous avons pratiqué un moratoire de fait sur l'exécution de la peine capitale pour les affaires jugées dans le cadre du code civil", a-t-il poursuivi. "Cela s'appliquera aussi aux affaires jugées dans le cadre (du nouveau code pénal islamique), qui fournit un cadre plus vaste pour la remise" des peines, a-t-il indiqué.