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Les travaillistes britanniques lancent leur campagne pour les européennes

Les travaillistes britanniques lancent leur campagne pour les européennes
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C'est à Gillingham, dans le comté de Kent, que Jeremy Corbyn a donné le coup d'envoi de sa campagne des européennes.

Et ce n'est pas un hasard si le leader des travaillistes britanniques a choisi ce territoire qui a largement voté pour sortir de l'Union européenne lors du référendum en 2015. Car c'est dans ces terres pro-Brexit que le parti a perdu le plus de sièges lors des élections locales de la semaine dernière plus de 80 sièges de conseillers locaux contre plus de 1300 pour les conservateurs).

"Lignes rouges"

Les travaillistes ne semblent pas profiter, pour l'heure, des difficultés du gouvernement conservateur de Theresa May, avec qui ils ont engagé des discussions depuis plus d'un mois pour trouver un consensus autour du Brexit.

"Les discussions que nous avons eues avec le gouvernement ont été difficiles, parce que ce gouvernement est en train de se décomposer tout seul .Nous voulons protéger l'emploi, le commerce et les droits obtenus", a déclaré Jeremy Corbyn.

"Nous nous sommes rencontrés hier et il y aura une nouvelle entrevue bientôt. Mais pour être honnête, le gouvernement doit faire bouger ses lignes rouges".

"Plan alternatif"

Devant le risque de vote-sanction des Britanniques aux européennes de fin mai, qui pourrait concerner autant les conservateurs que les travaillistes, le leader de l'opposition dit avoir un "plan alternatif" qui rassemblerait tout le monde :

"C'est dans l'intérêt du pays de réparer ce problème d'une manière ou d'une autre. Mais nous ne pourrons jamais accepter l'accord proposé par le gouvernement, ni une sortie sans accord désastreuse. Donc si nous ne pouvons pas obtenir ni un accord autour de nos idées et de notre plan alternatif, ni de nouvelles élections, alors les travaillistes soutiendront l'idée d'un nouveau vote", a déclaré le leader des travaillistes.

Austérité et changement climatique

Un deuxième référendum que la première ministre continue de refuser catégoriquement, comme elle l'a fait hier lors de la séance hebdomadaire de questions-réponses au Parlement britannique.

Mais connaissant l'impopularité du Brexit dans le pays, Jeremy Corbyn a voulu recentrer le débat sur d'autres sujets, en ciblant la politique "d'austérité" des conservateurs ou en évoquant le changement climatique...

Il a notamment entonné le slogan "the many and the fews", sous-entendant qu'il y a la grande majorité "qui travaille, crée des richesses et paie ses impôts", et une minorité qui "met en place les règles, récolte les récompenses et s'affranchit des taxes". Des thèmes susceptibles de mobiliser son électorat.