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24 heures en Lituanie, pays d'émigration

24 heures en Lituanie, pays d'émigration
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À l'approche des élections européennes, euronews donne la parole à ceux qui l'ont rarement. Dans cette dernière édition de European Sleepovers, notre journaliste Stuart Oates a passé 24 heures en Lituanie. Il a été accueilli par une enseignante dont le mari est parti travailler à l'étranger qui vit dans l'ouest du pays. Selon elle, les campagnes lituaniennes sont très affectées par l'émigration.

Dans une zone rurale de l'ouest de la Lituanie, Dalia Šmitienė reçoit notre reporter Stuart Oates dans la maison qu'elle occupe le week-end. Tout en jardinant, elle explique avoir élevé ses enfants sur place, mais que désormais, son mari a déménagé en Norvège pour le travail. Selon elle, l'émigration est un énorme problème dans sa région car de nombreux habitants l'ont quittée en quête de meilleurs revenus dans un autre pays européen et de nombreuses familles vivent séparées comme la sienne.

Le défi de l'émigration

Son mari parti, tout comme bon nombre de ses amis, Dalia Šmitienė a préféré partir de la campagne "parce que la vie était plutôt ennuyeuse ici," dit-elle, et s'installer dans la ville voisine de Klaipėda où elle travaille la semaine en tant qu'enseignante d'anglais.

Le lendemain, la mère de famille invite notre journaliste à assister à l'un des cours qu'elle donne à des adultes. En chemin, les panneaux qui signalent les réalisations financées grâce à des fonds européens sont nombreux : les routes ont été refaites et le front de mer revitalisé.

Rien d'étonnant par conséquent que dans la classe de Dalia Šmitienė, l'Union européenne soit plutôt bien vue. Mais très vite, la question de l'émigration resurgit : l'une des élèves précise qu'elle doit apprendre l'anglais parce que sa fille est partie vivre en Allemagne et qu'elle a un petit ami allemand. Elle veut ainsi pouvoir communiquer avec lui.

Compréhension mutuelle

Pendant la pause déjeuner, Dalia Šmitienė et Stuart Oates prennent le ferry pour rejoindre l'Isthme de Courlande, une péninsule de dunes de sable longue de 98 km inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Les forêts de pin et le sable blanc constituent le cadre idéal pour conclure le voyage de notre reporter. Dalia Šmitienė lui fait part de son espoir pour que les Européens puissent vivre en harmonie : que l'Union européenne "fasse adopter une loi qui nous oblige à voyager pour qu'on connaisse mieux tous les pays d'Europe, toutes les cultures... Ce serait génial," s'enthousiasme-t-elle.