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En Suisse, les électeurs disent oui au durcissement de la législation sur les armes

En Suisse, les électeurs disent oui au durcissement de la législation sur les armes
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REUTERS/Denis Balibouse/File Photo
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Les Suisses ont dit oui au durcissement de la législation sur les armes. C'est du moins ce qu'indiquent les premières estimations de l'institut de sondage gfs.bern. Les électeurs étaient appelés ce dimanche à s'exprimer par référendum sur une loi alignant les règles du pays sur celles de l'Union européenne. Si la Suisse n'est pas membre de l'UE, elle n'en risquait pas moins d'être exclue des accords de Schengen et de Dublin. Environ 67 % des électeurs auraient donc voté pour.

« Les nouvelles obligations liées à la détention d'armes ne me paraissent pas très contraignantes, et le risque de ne plus pouvoir bénéficier de certains avantages est réel, donc ce n'est pas vraiment un chantage, c'est simplement s'aligner sur une réglementation à laquelle la Suisse participe », a réagi un électeur à sa sortie du bureau de vote.

Dans un pays où le tir sportif est très répandu et où près de 48 % des foyers seraient détenteurs d'une arme, l'initiative n'allait pas de soi, et certains y restent farouchement opposés.

« Je pense que l'alignement sur l'Union européenne, c'est une grosse hypocrisie car si cette loi passe, ça favorisera un marché d'armes parallèle en Suisse qui n'existe pas actuellement, argumente un autre électeur. Donc à mon avis ce serait plus dangereux qu'actuellement où toutes les armes sont déclarées. »

La nouvelle législation classe les armes semi-automatiques munies d'un chargeur de grande capacité dans la catégorie des armes «interdites», mais les tireurs sportifs pourront continuer de les acheter en demandant une «autorisation exceptionnelle».